Ce matin, l'escale est un peu différente. Nous avons préparé nos valises hier soir et les avons laissées dans le couloir avec de belles étiquettes jaunes.
Les couleurs des étiquettes nous ont été attribuées en fonction de notre priorité : avion à prendre, navette Costa vers une autre destination, carte de priorité, carte Costa Pearl, etc.
Nous allons quitter le bateau vers 9h30. Mais c'est pour ne plus y revenir avant longtemps.
Nos amis Catherine et Pascal habitent sur la côte, pas très loin. Ils nous rejoindront à la gare Saint-Charles. Ils ont voulu être les premiers à nous accueillir. Je suis heureux de cette amitié.
Echanges rapides d'impressions, avant l'heure du train, autour d'un McDo. Il va falloir s'habituer aux questions. Je me sens bien incapable de faire une synthèse de ce que nous avons vécu. Incapable de citer un lieu préféré.
La Terre est belle partout. Des lieux curieux, impressionnants, déroutants, envahissants, jamais imaginés comme ça, naturels ou construits par l'homme, il y en a partout.
Des hommes pour habiter cette Terre, heureux d'y être nés, capables d'y survivre avec bonheur, nous en avons vus de toutes les couleurs, souriants. Surtout dans ses plus invivables recoins, déserts secs, contrées froides, pluvieuses, jamais ensoleillées, torrides, isolées, volcans, récifs, ...
La Terre est toute petite. Comptez : à 28 km/h de moyenne (c'est peu 28 km/h, ça vous énerve quand vous êtes limités à 30 dans une ville), nous avons fait, avec tous les tours et détours du bateau, une fois et demie le tour de la terre (63 000 km) en moins de 4 mois seulement. Je pense aux astronautes qui en font le tour en 92 minutes. Eux aussi disent qu'elle est toute petite, que nous sommes tous très proches les uns des autres, que nous habitons le même village. Message de paix.
Les premiers explorateurs ont eu un courage et une force de vie incroyable. Des mois sans voir la terre et sans savoir où ils vont. Nous avons vu leurs traces. Nous avons vu les promontoires et les baies comme eux, reconnu leur description, imaginé leur émotion. Nous, nous étions à l'abri et dans le confort d'un énorme bateau. Nous avons échappé aux tempêtes (un petit regret). Mais rêve réalisé. Pas vus les pointillés imprimés sur la carte de l'Atlas de ma grand-mère.
Les étoiles australes me sont devenues familières, la lune à l'envers, le soleil au nord, aussi. Quelle capacité d'adaptation de l'être humain !
Ce blog parle de notre voyage autour du monde austral du 7 janvier au 30 avril 2015.
Nous sommes heureux de vous y faire partager nos préparatifs, nos récits et nos photos.
A lire de préférence en partant de la date la plus ancienne, pour garder le fil.
NOUVEAU : Plein de photos et des cartes ajoutées progressivement aux pages d'origine.
(16/10/2018 : jusqu'à Moorea).
mardi 30 juin 2015
mardi 28 avril 2015
Malaga – Marbella
C’est notre dernière escale avant
Marseille. Nous connaissons une partie de l’Andalousie et sommes déjà venus à
Malaga. Aussi, nous choisissons de découvrir la belle station de Marbella.
Puis quartier libre sur la grande avenue de la Mer, ornée de sculpture de Dali, toutes très belles.
J’aime aussi la fenêtre sur la liberté d'Eduardo Soriano, qui s'ouvre sur la mer au bas de cette avenue.

La fontaine du parc d'Alameda joue avec le soleil.
Puis nous poursuivons notre visite
à Puerto Bañus.
Un magnifique port de plaisance, de belles demeures, et du soleil.
Cette dernière excursion nous
ramène sans transition dans la civilisation Européenne, que nous avions un peu
oubliée.
Que notre continent est riche ! Demain c'est Marseille.
dimanche 26 avril 2015
Arrécife, île de Lanzarote
Nous avons retenu un véhicule pour
huit personnes et c’est Michel qui nous conduit. Martine et lui ont séjourné
ici il y a trois ans. Ils ont envie de nous montrer ce qui leur a plu.
samedi 25 avril 2015
Santa Cruz de Ténérife
Les îles Canaries sont des volcans
nés sous l’océan qui ont grandi jusqu'à percer la surface de l’eau. Toute la
roche des îles est volcanique.
Au pied du volcan, restent de
gigantesques blocs pointés vers le ciel. Les plus imaginatifs y retrouvent leurs personnages préférés.
En l’absence de pluie, l’érosion est
quasi inexistante et le relief présente des arêtes encore très aiguës. La
photographie, une fois encore, est impuissante à transmettre la force de ces
paysages.
De loin on aperçoit le profil de
dizaines de volcans qui se sont succédé sur Tenerife.
L’homme y a pourtant construit de
grandes villes. Il faut dire que le sol est riche, et que les Canaries sont
situées sur la route du sud qu’empruntaient les navires sur la route des
épices.
En quittant Santa Cruz, nous longeons l'aéroport qui détient le triste record de la plus effroyable catastrophe aérienne de l'histoire de l'aviation. Deux 747 sont entrés en collision sur cette piste faisant plus de 400 morts en 1977.Notre excursion nous emmène sur les
versants du volcan Teide, le plus haut sommet de l’Espagne.
Nous traversons d'abord une belle forêt de
pins canariens à trois longues aiguilles.
Cet arbre résiste bien au vent, et ses
multiples couches d’écorce lui permettent de survivre aux incendies. Les
aiguilles sèches sont encore utilisées pour confectionner des paillasses, mais
surtout pour tapisser les cultures et limiter l’évaporation comme nous le
faisons parfois avec de l’écorce.
Au-dessus de 2000 m, plus d’arbres.
La culture essentielle devient la lave nue.
Les coulées de lave sont
spectaculaires. Il faut dire que la lave coulait à assez basse température,
moins de 800 °, et qu’elle n’était pas fluide. Le résultat est un
enchevêtrement de blocs de différentes tailles, et une texture qui ressemble de loin à
une belle terre riche, et qui, de près, est dure et coupante comme du verre. Il est impossible d'y marcher, même avec de bonnes chaussures.
Par endroit j’ai l’impression qu’un
laboureur géant a fraîchement retourné la terre en creusant des sillons de 20 m
de hauteur. Le plus spectaculaire est que son champ fait plusieurs 17 kilomètres
de diamètre.
Au pied du volcan, restent de
gigantesques blocs pointés vers le ciel. Les plus imaginatifs y retrouvent leurs personnages préférés.
En l’absence de pluie, l’érosion est
quasi inexistante et le relief présente des arêtes encore très aiguës. La
photographie, une fois encore, est impuissante à transmettre la force de ces
paysages.
L'avantage de l'air pur et sec que l'on trouve en altitude est une excellent visibilité des étoiles. L'observatoire de Palma est un des plus réputés du monde.
La descente nous offre la surprise
d’une immense mer de nuage sur la côte est. Ravissement pour les yeux.
Nous rentrons au bateau avec des
images d’un autre monde plein la tête. Que notre terre est belle de ses
spectaculaires paysages.
Demain, nous visitons une autre île
du même archipel : Lanzarote.
mercredi 22 avril 2015
Praia - Iles du Cap Vert
Quand la croisière a décidé de ne pas
faire escale à Dakar, au moment de l’épidémie de fièvre Ebola, elle a organisé
une escale au Cap Vert. Le commandant souhaitait ne pas repasser deux fois dans
le même port. Nous faisons donc escale aujourd'hui à Praia, 92 jours après
notre première escale à Mindelo qui se trouve à 260 km au nord-ouest. La boucle
est presque bouclée. Sur le chemin de Santa-Cruz, après-demain, nous croiserons
notre route aller, avant de franchir le tropique du cancer.
Nous aurons donc bouclé un tour du
monde complet en dessous du tropique du Cancer.
Praia est un port plus petit que
Mindelo. Notre escale est avant tout technique, nous devons refaire le plein de
carburant. Nous ne restons que six heures, et c’est le temps qu’il faut pour
vendredi 17 avril 2015
Sainte-Hélène
La terre la plus proche est l’Ile
de l’Ascension à 1125 km. Sinon, l’île est à 1950 km des côtes africaines et
2900 des côtes d’Amérique du Sud. Autant dire que nous sommes dans le point le
plus reculé de la terre, au centre de l’Atlantique sud. Napoléon n’avait aucune
chance de s’en évader.
De loin c’est un gros caillou
presque plat qui est plus large que dans mon imagination.
En approchant, je distingue, sur
les hauteurs, les travaux de l’aéroport, qui rompra l’isolement de
Sainte-Hélène, seulement ravitaillée par
mardi 14 avril 2015
Walvis Bay - Namibie
Deux jours de mer dans une forte
brume. Le peu de vent ne sert qu’a remplacer le brouillard par … du brouillard.
Jour et nuit, toutes les minutes et demi, notre corne de brume sonne pendant
trois secondes. Ca rythme le décompte des moutons pour ceux qu’elle empêche de
dormir. Pour ma part, je ne l’ai pas entendue plus de deux ou trois fois la
nuit, Marie un peu plus souvent la première nuit, puis elle s’est habituée.
L’arrivée à Walvis Bay se fait dans
ce brouillard épais qui se transforme immédiatement en brume légère à l’entrée
du port.
lundi 13 avril 2015
Le Cap de Bonne Espérance
Ce matin, nous nous levons vers 6 h
30 pour l’excursion au Cap de Bonne Espérance.
Pourvu qu’on
puisse profiter des paysages.
vendredi 10 avril 2015
Le Cap
Hier soir vers 21 h, nous étions au
restaurant du pont 2 quand le phare de la pointe d'Aguilhas nous a fait un clin
d’œil toutes les 5 secondes à travers les baies vitrées. C’est le point le plus
au sud de l’Afrique. Il n’est pas aussi connu que le Cap de Bonne Espérance,
car il n’est à proximité d’aucun port.
Le Cap de Bonne Espérance, nous le dépassons
au petit matin, avant notre entrée dans la baie du Cap, mais je dors encore.
Quand
j’ouvre un œil et tire le rideau, je prends en plein visage l’image de la Table
qui domine Le Cap. Cette falaise fameuse de 1000 m de hauteur ferme la baie
derrière la ville. Son sommet absolument plat, est à peine éclairé par le
soleil levant. Spectacle grandiose.
mardi 7 avril 2015
Durban
Durban est sur la côte la plus
favorisée de l’Afrique du sud. Les plages y sont belles et la mer est chaude.
Notre première visite est à pied, nous avons une excursion à travers la ville l’après-midi.
La plage est proche et nous
traversons une petite partie de la ville. La misère de la ville est visible. Un
grand nombre de jeunes
lundi 6 avril 2015
La réserve de Hluhluwe
Toute la journée est consacrée à
une longue excursion dans la réserve de Hluhluwe. C’est la seconde plus grande
réserve d’Afrique, juste après le Parc Kruger, un peu plus au nord, vers la
frontière avec le Mozambique. Marie craint que le safari en 4x4 ne réveille ses
douleurs dorsales. Elle a donc cédé sa place pour la journée et attend sur le
bateau le retour des chasseurs d’images.
Des milliers d’animaux y vivent en
liberté. Tous les efforts y sont faits pour que l’homme n’interfère pas avec
les animaux. Interdiction absolue de les nourrir, de les attirer vers les
véhicules, de leur faire peur, de les approcher hors des véhicules, etc.
dimanche 5 avril 2015
Richards Bay - Arrivée
C’est aujourd'hui Pâques, et nous n’étions
attendus dans le port que demain. Malgré tous les contacts pris depuis un jour
et demi, le port n’est manifestement pas prêt à nous recevoir. Arrivés vers 6
h 30, nous attendons au large une bonne partie de la journée et n’entrons dans
le port pour procéder aux formalités douanières que vers 16 h. Heureusement, le
temps est encore beau et nous savons nous occuper à bord.
Dès que nous le pouvons, nous
descendons à terre et rejoignons à pied le petit port, ses restaurants et ses
boutiques de souvenirs. Certains prennent une navette pour aller en ville, mais
reviennent déçus, car tout ferme très tôt.
J’aime bien flâner sur les quais et
voir comment vivent les gens. Ici, au nord-est de l’Afrique du Sud, nous sommes
au cœur du peuple zoulou, et la communauté noire n’est pas favorisée par le
niveau scolaire des écoles publiques gratuites. La ville est cependant très
active, et il y a moins de chômage que dans d’autres parties du pays.
Il y a peu de choses à voir sur ce tout
petit port mais nous avons pris l’air. Demain, nous visitons une des plus
grandes réserves naturelles d’Afrique.
vendredi 3 avril 2015
En mer - Changement de programme
Jour de mer comme d’habitude. C’est
curieux, notre capacité à s’habituer à des situations qui semblaient tellement
exceptionnelles il y a quelques semaines. Comme d’habitude, donc : conférence
du Professeur Carlo, activités diverses, travaux manuels, cours de langue, pour
les uns ou les autres.
Aujourd'hui, avec la livraison du
bulletin quotidien Today qui donne toutes les nouvelles du lendemain, nous
avons un petit mot du commandant. Il explique qu’il est obligé de supprimer
l’escale du 5 avril, à Maputo, au Mozambique, pour des raisons météorologiques.
En effet, nous pourrions arriver
mercredi 1 avril 2015
La Réunion
Nicolas est le fils de Catherine et
Pascal. Nous le connaissons depuis Aix en Provence. Il nous a proposé gentiment
de nous faire découvrir son île. Nous nous préparons pour sortir dès que la
passerelle sera en place, et nous sautons dans le premier bus navette qui nous
amène à la sortie de la gare maritime.
mardi 31 mars 2015
Ile Maurice (suite)
Nous avons peu l’occasion de nous
baigner dans la mer, et nous entendons bien profiter de l’été, de notre été,
ici. Aussi avions nous choisi depuis le départ de passer une demi-journée à l’ïle
au cerfs, tant vantée par les guides touristiques. Sa réputation n’est pas
surfaite.
Elle est belle et ses plages abritées sous les arbres sont agréables.
Les tables du bar de la plage sont abritées sous des toits en feuilles de
palmier de belle allure. Bel accueil avec un cocktail de jus de fruits frais.
lundi 30 mars 2015
L'Ile Maurice
La traversée de l’Océan Indien nous
donne la mesure de la terre. Sept journées de mer pour traverser le troisième
océan du monde. Sept jours de mer variée et de ciel varié. Heureusement que les
couleurs de l’eau, les vagues, la houle changent sans cesse, sinon le paysage
serait bien monotone. Pas le temps de s’ennuyer avec les activités du bord, et
les photos à trier.
Le port de Saint-Louis est couronné
par les montagnes dentelées de l'île. Elles ne sont pas très hautes mais leurs
formes sont parfois amusantes.
dimanche 22 mars 2015
Perth
L’Australie est un immense
continent. Nous sommes restés trois jours en mer pour rallier Melbourne, au
sud-est, à Perth, sur la façade ouest de l’île. Le commandant a évité la ligne
droite pour nous faire contourner la dépression qui sévissait au sud de
l’Australie, et nous avons longé les côtes à moins de 200 km. Malgré ces
précautions, la mer était très agitée et nous avons été bercés pendant trois
jours. Rien de méchant, jamais les verres n’ont glissé sur les tables, et les
restaurants n’ont pas été désertés.
![]() |
| Entrée du port et musée maritime |
Le port touristique de Perth est à
Fremantle, une petite ville à quelques kilomètres au sud. L’entrée au port est
délicate car le goulet est étroit et en virage devant le beau bâtiment du Musée
maritime de l’Australie de l’Ouest. Le pilote fait toute confiance au bateau et
à son équipage, car il ne demande même par à un remorqueur d’assurer notre
sécurité en cas de panne, comme ça se fait presque partout. Malgré un bon vent
de travers, nous pénétrons dans le chenal et faisons un virage parfait pour
aller nous garer le long du quai, juste devant un autre gros bateau de
croisière, Pacific Jewel (le bijou du pacifique), immatriculé à Londres.
Le Deliziosa à peine amarré, deux
passerelles sont mises en place entre la plateforme du bâtiment des douanes et
de l’immigration et le pont 3 du bateau, et à neuf heures nous prenons le
chemin des autocars pour notre grande excursion de 12 heures.
La banlieue sud de Perth que nous
traversons est la résidence des grosses fortunes de la ville. Certaines rues
sont bordées sans discontinuer de magnifiques maisons, de tout style, du plus
contemporain au plus classique. Toujours beaucoup de verdure, avec de grands
arbres d’essences variées, eucalyptus, ficus, platane, banksia, etc.![]() |
| Villas particulières - Fremantle |
Nous traversons la ville de Perth,
centre commercial et industriel important, en pleine croissance. Beaucoup de
constructions en cours. De belles tours modernes. Perth est la grande ville du
monde la plus éloignée de toute autre (à 3000 km d’Adélaïde).
La traversée est ralentie par une
cérémonie en mémoire des soldats engagés en Europe pendant la première guerre
mondiale.
![]() |
| Maman kangourou et son petit |
![]() |
| Wombat |
Nous découvrons les wombats, des
marsupiaux herbivores qui ne ressemblent à rien. Je les trouve très moches, pas vous ?
![]() |
| Coco |
Pas le temps de prolonger notre
conversation avec Coco qui ne sait que répéter son nom. Nous sautons dans le
car pour les 160 km qui nous séparent de Cervantes, un petit port de pêche,
plus au Nord, près des Pinnacles. On nous y attend pour déjeuner. Nous
n’arrivons pas les derniers. D'autres cars nous suivent.
![]() |
| Le désert des Pinnacles |
Quand nous arrivons dans ce champ
de « pinnacles », qui s’étend à perte de vue dans une immense
cuvette, ma première idée est que ça ressemble beaucoup aux alignements de
Carnac. Mais ce ne sont pas des menhirs dressés par l’homme, et ce ne sont pas
des alignements. Il y en a de milliers, de toute taille jusqu’à cinq mètres de
haut, de toute forme, de la colonne régulière à la dent de requin ou la
molaires d’un géant. Eclairé par le soleil de l’après-midi, c’est un très beau
spectacle. Moins impressionnant que les formations calcaires du désert blanc
égyptien, toutefois. Je me régale à faire des photos en relief.
![]() |
| Les dunes de Lancelin |
De retour à Fremantle à 21 heures, les uns se précipitent au buffet qui nous a attendus, les autres sur pont supérieur pour assister au départ du navire. Je suis de ceux-là, comme vous pouvez le penser. Les spéculations vont bon train. Fera-t-il demi-tour dans le bassin où il est stationné, ou bien sortira-t-il du port en marche arrière ? La carte de mon application Maps.me montre que le bassin fait environ 400 m de large. Le bateau n’en fait que 294. Il restera 50 m de chaque côté. Je suis sûr qu’il fera demi-tour. Encore faut-il faire un demi-tour sur place, parfaitement au centre du bassin. C’est ce que fait le Deliziosa, sans aucun à-coups, piloté par son ordinateur. La manœuvre est impressionnante. C’est là que je me rends compte de sa taille. Je me suis mis à l’arrière, et je vois approcher le quai opposé, qui semblait si loin au début de la manœuvre. Quand le bateau est en plein travers, il reste en effet peu de distance à chaque extrémité. Le demi-tour s’arrête parfaitement quand le bateau est dans l’axe, et il enchaîne automatiquement sa marche en avant. Il se faufile dans la passe en virage et prend progressivement de la vitesse. Il tient déjà le cap de l’Ile Maurice que nous atteindrons dans 7 jours, le 30 mars à 9 heures. Au revoir l’Australie.
J’ai bien aimé ce pays et je
comprends pourquoi il attire ceux qui ont envie de travailler et de bien vivre
de ce travail. Beaucoup reste à découvrir de ce pays immense. Les villes
respirent la bonne santé, les campagnes sont riches des grands élevages. Du
moins dans les zones fertiles, car le centre est un vaste désert.
Marie et moi avons bien envie de
revenir et d’en apprendre un peu plus sur ce pays.
mercredi 18 mars 2015
Melbourne
Réveil en douceur, le bateau avance
lentement vers le port. Nous sommes dans une immense baie de 50 km de
profondeur, protégée des vagues et des tempêtes. Le pilote nous fait garer en marche arrière le long du grand quai de
croisière. Melbourne est au loin, deux kilomètres en retrait du port. Une ligne
de tram peut nous y amener en quelques minutes.
Nous choisissons de rester sur le
port ce matin et de parcourir la rue commerçante. Un choix judicieux. Ici,
aucun touriste, mais les habitants de cette banlieue qui se réveille, mi
résidence, mi centre d'affaires, et leurs commerces de proximité : coiffeurs,
esthéticiennes, cafés,
restaurants (grec, italien, burger), poste, marchands de vélos, vêtements, supérettes, pharmacie, cigares et cigarettes, ...
restaurants (grec, italien, burger), poste, marchands de vélos, vêtements, supérettes, pharmacie, cigares et cigarettes, ...
Je trouve
bien agréable cette promenade matinale et cette rencontre avec la vraie vie d’une
cité, où les perroquets arc en ciel jouent sur les troncs des palmiers. Je suis bien sûr que le centre de Melbourne ne ressemble pas à ça.
Nous prenons un café, et la serveuse,
qui parle un peu français est une jeune allemande immigrée. C’est bien toute l’image
de ce pays, jeune, travailleur, peuplé par des immigrés de tous pays. Le temps
où les anglais y envoyaient leurs bagnards pour occuper le terrain et éviter
aux français de s’y installer est bien loin.
L’après-midi, nous avons une visite
guidée du centre-ville de Melbourne.
C’est une grande ville, propre, bien
équipée, avec de belles tours de bureau et de logement modernes, et un immense centre culturel qui côtoient dans le respect les anciennes bâtisses, ici la gare centrale en jaune.
Melbourne possède la plus haute
tour d’habitation de l’hémisphère sud. Une partie de la façade des derniers
étages est plaquée à l’or 24 carats. Un rectangle rouge semble en couler. L’ensemble
symbolise le sang des chercheurs d’or tués par les anglais.
Nous longeons dans notre promenade en bateau les installations sportives des jeux olympiques de 1956 (médaille d’or d’Alain Mimoun en Marathon). Elles ont été bien transformées depuis.
![]() |
| Mangeur de grenouille |
![]() |
| Fougère arborescente |
Le musée de Melbourne nous a séduits.
Bien sûr, nous n’en avons vu qu’une infime partie, mais notre choix de visiter
la section de la forêt australienne, puis la section consacrée aux aborigènes
était surement le meilleur. Nous y avons appris beaucoup de détails sur le bush
et ses fougères arborescentes, sur les eucalyptus, sur les petits animaux de la
forêt, ...
![]() |
| Phasme - chercher l'animal |
![]() |
| Grenouille |
![]() |
| Voiles de pirogues |
... comme sur les us et coutumes des centaines de peuples aborigènes du pays.
![]() |
| Vue de notre balcon - 18 h 30 |
Puis nous reprenons la mer. Grande traversée du golf d'Australie en direction de Perth. Nous passerons au large du Cap Leeuwin.
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