Ce blog parle de notre voyage autour du monde austral du 7 janvier au 30 avril 2015.
Nous sommes heureux de vous y faire partager nos préparatifs, nos récits et nos photos.
A lire de préférence en partant de la date la plus ancienne, pour garder le fil.
NOUVEAU : Plein de photos et des cartes ajoutées progressivement aux pages d'origine.
(16/10/2018 : jusqu'à Moorea).

mardi 31 mars 2015

Ile Maurice (suite)

Nous avons peu l’occasion de nous baigner dans la mer, et nous entendons bien profiter de l’été, de notre été, ici. Aussi avions nous choisi depuis le départ de passer une demi-journée à l’ïle au cerfs, tant vantée par les guides touristiques. Sa réputation n’est pas surfaite. 
 Elle est belle et ses plages abritées sous les arbres sont agréables.
Les tables du bar de la plage sont abritées sous des toits en feuilles de palmier de belle allure. Bel accueil avec un cocktail de jus de fruits frais.

lundi 30 mars 2015

L'Ile Maurice

La traversée de l’Océan Indien nous donne la mesure de la terre. Sept journées de mer pour traverser le troisième océan du monde. Sept jours de mer variée et de ciel varié. Heureusement que les couleurs de l’eau, les vagues, la houle changent sans cesse, sinon le paysage serait bien monotone. Pas le temps de s’ennuyer avec les activités du bord, et les photos à trier.
Le port de Saint-Louis est couronné par les montagnes dentelées de l'île. Elles ne sont pas très hautes mais leurs formes sont parfois amusantes.

dimanche 22 mars 2015

Perth

L’Australie est un immense continent. Nous sommes restés trois jours en mer pour rallier Melbourne, au sud-est, à Perth, sur la façade ouest de l’île. Le commandant a évité la ligne droite pour nous faire contourner la dépression qui sévissait au sud de l’Australie, et nous avons longé les côtes à moins de 200 km. Malgré ces précautions, la mer était très agitée et nous avons été bercés pendant trois jours. Rien de méchant, jamais les verres n’ont glissé sur les tables, et les restaurants n’ont pas été désertés.

Entrée du port et musée maritime
Le port touristique de Perth est à Fremantle, une petite ville à quelques kilomètres au sud. L’entrée au port est délicate car le goulet est étroit et en virage devant le beau bâtiment du Musée maritime de l’Australie de l’Ouest. Le pilote fait toute confiance au bateau et à son équipage, car il ne demande même par à un remorqueur d’assurer notre sécurité en cas de panne, comme ça se fait presque partout. Malgré un bon vent de travers, nous pénétrons dans le chenal et faisons un virage parfait pour aller nous garer le long du quai, juste devant un autre gros bateau de croisière, Pacific Jewel (le bijou du pacifique), immatriculé à Londres.
Le Deliziosa à peine amarré, deux passerelles sont mises en place entre la plateforme du bâtiment des douanes et de l’immigration et le pont 3 du bateau, et à neuf heures nous prenons le chemin des autocars pour notre grande excursion de 12 heures.
La banlieue sud de Perth que nous traversons est la résidence des grosses fortunes de la ville. Certaines rues sont bordées sans discontinuer de magnifiques maisons, de tout style, du plus contemporain au plus classique. Toujours beaucoup de verdure, avec de grands arbres d’essences variées, eucalyptus, ficus, platane, banksia, etc.
Villas particulières - Fremantle 











Nous traversons la ville de Perth, centre commercial et industriel important, en pleine croissance. Beaucoup de constructions en cours. De belles tours modernes. Perth est la grande ville du monde la plus éloignée de toute autre (à 3000 km d’Adélaïde).
La traversée est ralentie par une cérémonie en mémoire des soldats engagés en Europe pendant la première guerre mondiale.
Maman kangourou et son petit
Nous arrivons au zoo de Caversham avec une heure de retard et nous devons le traverser au pas de course. Le public est admis dans les enclos des kangourous. On peut les nourrir et les caresser, mais ils sont gavés par les centaines de visiteurs du dimanche, et préfèrent dormir. Dans un enclos à l’écart, une maman porte son jeune dans sa poche.





Wombat
Les koalas sont calmes, eux aussi. Mais chez eux, c’est une habitude : 20 heures à dormir, 4 heures à manger des branches d’eucalyptus. Mais attention, parmi les 250 espèces d’eucalyptus en Australie, ils ne mangent que vingt espèces seulement. Ils ont leurs petites exigences.


Nous découvrons les wombats, des marsupiaux herbivores qui ne ressemblent à rien. Je les trouve très moches, pas vous ?
Coco

Pas le temps de prolonger notre conversation avec Coco qui ne sait que répéter son nom. Nous sautons dans le car pour les 160 km qui nous séparent de Cervantes, un petit port de pêche, plus au Nord, près des Pinnacles. On nous y attend pour déjeuner. Nous n’arrivons pas les derniers. D'autres cars nous suivent.

Le désert des Pinnacles
Les « pinnacles » sont des formations calcaires qui surgissent du sable, en forme colonnes (d’où leur nom : on porte quelqu’un au pinacle quand on le met sur un piédestal !). Leur formation fait l’objet de recherches et si plusieurs hypothèses s’affrontent, aucune ne semble encore convaincre l’ensemble des géologues.
Quand nous arrivons dans ce champ de « pinnacles », qui s’étend à perte de vue dans une immense cuvette, ma première idée est que ça ressemble beaucoup aux alignements de Carnac. Mais ce ne sont pas des menhirs dressés par l’homme, et ce ne sont pas des alignements. Il y en a de milliers, de toute taille jusqu’à cinq mètres de haut, de toute forme, de la colonne régulière à la dent de requin ou la molaires d’un géant. Eclairé par le soleil de l’après-midi, c’est un très beau spectacle. Moins impressionnant que les formations calcaires du désert blanc égyptien, toutefois. Je me régale à faire des photos en relief.

Les dunes de Lancelin
Avant que la nuit ne tombe, nous devons encore voir une belle étendue de dunes blanches. Ce n’est pas très loin. Nous y arrivons quelques dix minutes avant que le soleil ne se noie dans l’océan Indien. Le blanc immaculé de ce sable, réchauffé par les couleurs du soleil couchant font de belles photos et ravissent les yeux.





De retour à Fremantle à 21 heures, les uns se précipitent au buffet qui nous a attendus, les autres sur pont supérieur pour assister au départ du navire. Je suis de ceux-là, comme vous pouvez le penser. Les spéculations vont bon train. Fera-t-il demi-tour dans le bassin où il est stationné, ou bien sortira-t-il du port en marche arrière ? La carte de mon application Maps.me montre que le bassin fait environ 400 m de large. Le bateau n’en fait que 294. Il restera 50 m de chaque côté. Je suis sûr qu’il fera demi-tour. Encore faut-il faire un demi-tour sur place, parfaitement au centre du bassin. C’est ce que fait le Deliziosa, sans aucun à-coups, piloté par son ordinateur. La manœuvre est impressionnante. C’est là que je me rends compte de sa taille. Je me suis mis à l’arrière, et je vois approcher le quai opposé, qui semblait si loin au début de la manœuvre. Quand le bateau est en plein travers, il reste en effet peu de distance à chaque extrémité. Le demi-tour s’arrête parfaitement quand le bateau est dans l’axe, et il enchaîne automatiquement sa marche en avant. Il se faufile dans la passe en virage et prend progressivement de la vitesse. Il tient déjà le cap de l’Ile Maurice que nous atteindrons dans 7 jours, le 30 mars à 9 heures. Au revoir l’Australie.
J’ai bien aimé ce pays et je comprends pourquoi il attire ceux qui ont envie de travailler et de bien vivre de ce travail. Beaucoup reste à découvrir de ce pays immense. Les villes respirent la bonne santé, les campagnes sont riches des grands élevages. Du moins dans les zones fertiles, car le centre est un vaste désert.

Marie et moi avons bien envie de revenir et d’en apprendre un peu plus sur ce pays. 

mercredi 18 mars 2015

Melbourne

Réveil en douceur, le bateau avance lentement vers le port. Nous sommes dans une immense baie de 50 km de profondeur, protégée des vagues et des tempêtes. Le pilote nous fait garer  en marche arrière le long du grand quai de croisière. Melbourne est au loin, deux kilomètres en retrait du port. Une ligne de tram peut nous y amener en quelques minutes.
Nous choisissons de rester sur le port ce matin et de parcourir la rue commerçante. Un choix judicieux. Ici, aucun touriste, mais les habitants de cette banlieue qui se réveille, mi résidence, mi centre d'affaires, et leurs commerces de proximité : coiffeurs, esthéticiennes, cafés,
restaurants (grec, italien, burger), poste, marchands de vélos, vêtements, supérettes, pharmacie, cigares et cigarettes, ... 

Je trouve bien agréable cette promenade matinale et cette rencontre avec la vraie vie d’une cité, où les perroquets arc en ciel jouent sur les troncs des palmiers. Je suis bien sûr que le centre de Melbourne ne ressemble pas à ça.
Nous prenons un café, et la serveuse, qui parle un peu français est une jeune allemande immigrée. C’est bien toute l’image de ce pays, jeune, travailleur, peuplé par des immigrés de tous pays. Le temps où les anglais y envoyaient leurs bagnards pour occuper le terrain et éviter aux français de s’y installer est bien loin.



L’après-midi, nous avons une visite guidée du centre-ville de Melbourne.
C’est une grande ville, propre, bien équipée, avec de belles tours de bureau et de logement modernes, et un immense centre culturel qui côtoient dans le respect les anciennes bâtisses, ici la gare centrale en jaune.

Melbourne possède la plus haute tour d’habitation de l’hémisphère sud. Une partie de la façade des derniers étages est plaquée à l’or 24 carats. Un rectangle rouge semble en couler. L’ensemble symbolise le sang des chercheurs d’or tués par les anglais.





La ville est traversée par la rivière qui a formé la baie, la rivière Yarra, sur laquelle nous faisons une petite promenade en bateau. Les ponts y sont beaux et les immeubles coquets.







Nous longeons dans notre promenade en bateau les installations sportives des jeux olympiques de 1956 (médaille d’or d’Alain Mimoun en Marathon). Elles ont été bien transformées depuis.
Mangeur de grenouille
Fougère arborescente
Le musée de Melbourne nous a séduits. Bien sûr, nous n’en avons vu qu’une infime partie, mais notre choix de visiter la section de la forêt australienne, puis la section consacrée aux aborigènes était surement le meilleur. Nous y avons appris beaucoup de détails sur le bush et ses fougères arborescentes, sur les eucalyptus, sur les petits animaux de la forêt, ...
Phasme - chercher l'animal


Grenouille



















Voiles de pirogues 
... comme sur les us et coutumes des centaines de peuples aborigènes du pays.










Vue de notre balcon - 18 h 30



Puis nous reprenons la mer. Grande traversée du golf d'Australie en direction de Perth. Nous passerons au large du Cap Leeuwin.

lundi 16 mars 2015

Sydney

Aujourd'hui, nous arrivons à Sydney pour midi. C’est la première fois que nous entrons dans un port à la mi-journée, et beaucoup de voyageurs sont sur le pont pour suivre l’arrivée. Depuis plusieurs heures, nous apercevons la côte qui approche, sans pouvoir deviner où est l’entrée du port. James Cook n’avait, lui-même, pas vu cette entrée et avait fait relâche dans une grande et belle baie juste au sud de Sydney, qu’il a appelé Botany Baie. De nos jours, un aperçoit assez tôt le sommet du Sydney Harbour Bridge, le pont du port de Sydney.
L’entrée de la baie de Sydney est protégée par de grandes falaises, le pont de Sydney n’y est plus visible, et un faut faire un S entre les deux rives pour voir enfin la belle vue sur la ville.
Le port de croisière est petit. Les grands bateaux comme le nôtre ne passent pas sous le pont. Il n’y a qu’une place à quai avant le pont,

mercredi 11 mars 2015

Auckland - Nouvelle-Zélande

L’arrivée sur Auckland est différente. Je ressens tout de suite que la ville est grande et belle. Pourtant je n’en aperçois encore que le sommet, cachée qu’elle est en partie par la presqu’ile de Devonport qui ferme la baie. 
La grande tour de plus de 300 m qui domine quelques belles constructions modernes lui donne l’allure d’un petit Manhattan.
Et c’est bien l’impression qui se confirme quand nous descendons très tôt en ville, malgré quelques petites différences : ici, on conduit à gauche, comme à Tonga, et aux feux, toutes les voies sont coupées en même  temps pendant trente secondes pour laisser les piétons traverser le carrefour, même en diagonale. Mis à part ces détails, la variété des ethnies qui se croisent sur les trottoirs est similaire. Toutes les couleurs, toutes les modes vestimentaires, toutes les coiffures, tous les tatouages cohabitent dans une ambiance rassurante.

samedi 7 mars 2015

Le Royaume de Tonga

 Je rêve de danses tahitiennes. Les tambours résonnent. Leur rythme est lancinant. Le bateau corne.
Ce ne sont pas des danses tahitiennes, ce n’est pas un rêve, ce n'est pas le bateau qui corne, j’entends faiblement le rythme lancinant, mais quand j’ouvre un œil, puis la porte du balcon, le son envahit la cabine. Quel réveil agréable. Le bateau n’est pas encore complètement à quai, il avance au pas, en se serrant très lentement contre les pare-battages.
En face de notre cabine, juste en dessous, un polynésien et son jeune fils de 7 à 8 ans, en pagne traditionnel, frappent avec ardeur sur un énorme tambour, un tronc évidé.

vendredi 6 mars 2015

Le jour qui remplace le précédent

Ha ! Ca va mieux, je me sens revivre. Nous avons franchi sans à-coups la ligne de changement de date. Nous sommes le 6 mars 2015. 
La journée commence normalement. 
Comme une journée de mer. Petit déjeuner ; conférence à 10 h ; vers 11 h, partie de Rummykub au pont 9 avec Michel et Martine, pour retenir la table du déjeuner ; travail sur les photos et le blog ; rencontre avec les amis qui s’intéressent à la navigation, aux calculs, aux photos, ou à tout autre sujet technique ou scientifique, à 17 h au salon Chocolat (en échange de mes explications, certains m’offrent un chocolat, ça me rappelle mes soirées d’étudiant à la Cité U.) ; à 18 h 30, concert musique classique et chant du trio Divina salon Excite, toujours excellent ; à 20 h 30, dîner au pont 2 avec nos amis, vers 22 h, sortie sur le pont 3 pour regarder les étoiles. C’est un pont peu éclairé, c’est meilleur pour les yeux. C’est aussi le pont où l’on marche, on peut faire le tour du bateau, environ 600 m. Il y a encore quelques promeneur à cette heure. Les moins curieux n’ont pas encore repéré la belle croix du sud. Nous les aidons parfois à la découvrir. 
Puis nous rejoignons la cabine pour un sommeil bercé par les vagues.


Demain, nous arrivons à Tonga.

jeudi 5 mars 2015

Le jour qui n'existe pas

Cette page n’existe pas. Je ne suis pas en train d’écrire un blog. Nous ne sommes pas le 5 mars ce matin. 
Au secours !!!
Aidez-moi !!! 
A tout de suite de l’autre côté de la ligne.


mercredi 4 mars 2015

La ligne de changement de date

Cette nuit, nous franchissons successivement une ligne de changement d’heure et une ligne de changement de date.
Aujourd’hui, notre montre marque 10 heures de moins qu’à Greenwich, demain elle marquera 13 heures de plus.
En fait, c’est très simple. Regardons ça tranquillement. C’est une question de soleil.
Nous trouvons tous très pratique de dire qu’il est midi quand le soleil est juste au-dessus de nos têtes, donc, il est nécessaire de tenir compte de notre position sur la terre pour régler notre montre. Plus on va vers l’ouest, plus le soleil met de temps pour arriver sur notre tête, car il se lève à l’est.
Plus il faut retarder notre montre, pour l’attendre.

En ce moment, quand il est midi à votre montre, et que le soleil est bien haut dans le ciel de France, sur notre bateau, dans l’ouest du Pacifique, le soleil est encore bien loin. Il ne sera au-dessus de nous que dans 11 heures. Pour que nos montres restent en accord avec le soleil, il a fallu les retarder d’une heure déjà 11 fois au cours de notre voyage. Quand il est midi à Paris, ma montre indique 1 heure du matin. Je dors encore profondément au milieu de la nuit.

Nous sommes maintenant très habitués à ça. Onze fois déjà, nos nuits ont été plus longues d’une heure. C’est plutôt agréable de faire une grasse matinée en toute bonne conscience. Notez bien que onze de nos jours ont donc été plus longs d’une heure.
Comme il n’y a pas de raison de changer ce qui fonctionne, nous continuerons comme ça jusqu’au bout. Et quand nous arriverons à Marseille, ce sont 24 jours qui auront été plus longs d’une heure. Nous aurons donc un jour d’avance. A force de retarder 24 fois nos montres, le 30 avril, en arrivant à Marseille, nos montres marqueront la bonne heure, mais leur dateur indiquera le 29 avril.
C’est ce qui est arrivé aux premiers explorateurs. Il manquait une journée dans leur cahier de bord, et les savants de l’époque ont eu bien du mal, à comprendre d’abord, puis à expliquer pourquoi à leurs contemporains.

En fait le pourquoi est simple : dans le langage courant nous appelons « jour » un cycle complet du soleil, c’est à dire un jour plus une nuit ; nous passons à la page suivante de notre carnet de bord quand le soleil se lève. Nous comptons les levers de soleil, et non les heures.

Pendant notre voyage, la terre fait exactement 113 tours complets, et Marseille voit 113 fois le soleil se lever. Pendant le même temps, nous faisons un tour de la terre dans le sens opposé. Entre deux levers de soleil, nous passons chaque « jour » un peu plus de temps. Nous voyons le soleil se lever exactement 112 fois. Très exactement ce sont les 24 jours où nous avons reculé nos montres, qui ont duré une heure de plus. Nous retombons sur nos pieds, puisque 24 fois une heure, ça fait bien un jour normal. 112 fois un jour plus long équivaut à 113 fois un jour normal. Si les jours sont plus longs, il en faut moins pour faire le même voyage, et nous remplissons la page du 29 avril de notre carnet de bord quand nous arrivons à Marseille. Comme Magellan. Mais nous saurons l’expliquer.

La solution adoptée vers 1880 par tous les pays du monde est la « ligne de changement de date ».
Au lieu d’attendre d’être à Marseille pour avancer subitement notre montre au 30 avril, nous l’avançons d’un jour quand nous franchissons la ligne internationale de changement de date (International Date Line).

Le tableau suivant va maintenant sembler simple à comprendre. Cliquer pour l'agrandir.

Correspondance des heures - Cliquer pour agrandir
On utilise dans le tableau les lettres UTC (Universal Time Code) pour désigner la position de notre fuseau horaire par rapport à la référence de Greenwich. Nous passons donc ce soir de UTC -10 à UTC +13.

Demain, nous serons après-demain.

lundi 2 mars 2015

Bora Bora

Après une nuit en mer, le bateau s’est arrêté calmement, sans nous réveiller, au milieu de la baie. Surprise de découvrir les montagnes autour de nous, et le joli port de Vaitape, en tirant les rideaux.
Sophie nous a dit que c’était la plus belle île de Polynésie française. J’ai souvent peur d’être déçu, et je n’ose pas imaginer comment elle pourrait être plus belle que Moorea.

dimanche 1 mars 2015

Moorea

Bien avant le lever du soleil, nous levons l’ancre et sortons de la passe de Papeete. Ce passage est impressionnant car la passe fait à peu près 50 m de large et le bateau 32 m. Il reste vraiment peu de place entre la bouée verte et la bouée rouge. D’un côté c’est la grande jetée qui protège le port, de l’autre des récifs de corail sur lesquels les vagues viennent se briser. Mais le bateau est piloté avec un petit « joystick » qui déplace un bateau virtuel sur un écran. C’est l’ordinateur qui ajuste les moteurs pour respecter la trajectoire voulue.

Moorea est à quelques encablures de Tahiti.


On voit déjà l’île dans la lueur de l’aube. Il faut en faire le tour pour entrer dans la baie Opunohu surmontée par les montagnes qui sont le symbole de l'île. La barrière de corail affleure et nous fait croire à un sillage de ski nautique. Passage interdit.


Les débarquements se font en chaloupe. Le trajet aura duré moins de deux heures. Moorea se présente comme un ancien volcan, très déchiqueté, avec des pics et des massifs abrupts. Nous sommes à l’abri dans l’une des deux baies profondes de l’île.
Les chaloupes nous débarquent sur un petit quai où nous attend un bateau local. L’accueil du capitaine et de son second est chaleureux. Il nous parle de son île, des lagons, du corail, et du programme de la promenade. Nous allons découvrir les rives ouest et admirer les montagnes depuis la mer. 

Des dauphins nous accompagnent un moment.

Puis, soudain, seule la couleur de l’eau prend de l’importance, entre un vert émeraude très clair et un Peper Mint glacé, il est difficile de se détacher de cette transparence. Ce sont les fonds de sable blanc qui la rendent si claire, et les petits massifs de corail qui y posent des taches plus foncées. Le soleil se diffracte dans les vaguelettes et projette sur le fond des faisceaux brillants qui dansent avec légèreté. Le spectacle est fascinant. Le moteur s’arrête au milieu de la lagune. Nous avons pied, et le capitaine nous distribue masques et tubas. En deux minutes, tout le monde est en maillot de bain et quand le bateau s’immobilise, les plus courageux sautent dans l’eau sans attendre que les marches soient abaissées.
Le second est descendu à l’eau avec des poissons comme appâts, et le voici entouré de raies Manta. 

Puis une multitude de requins s’invite au festin. Ils ne font pas plus d’un mètre vingt, mais ils ont bien une allure de requin. Nous avons été préparés aux gestes à faire et à ne pas faire. Aussi c’est avec confiance que je mets la tête sous l’eau et commence à explorer les environs. Près des coraux, une multitude de petits poissons colorés, rayés, transparents, longs, larges, plats.
L’eau est chaude, le soleil brille, un requin vient droit sur moi, juste en face. Un instant, je vois les images des films d’horreur. Je sais qu’il n’attaque pas l’homme. Mais, lui, le sait-il ? Il passe à côté de moi avec la plus parfaite indifférence. Je n’existe pas plus qu’une branche morte. Ouf.
Marie est aussi dans l’eau et se familiarise avec l’usage du tuba. Elle est enchantée de cette première expérience.





Le repas des raies continue et nous sommes invités à les toucher. Leur dos est d’une telle douceur qu’il semble gluant. Leur queue est rêche. Elles sont énormes, plus de 80 cm de diamètre, certaines plus d’un mètre.

Les meilleurs moments ont une fin. Nous remontons dans le bateau et après un dernier détour, et un bain sur une plage parsemées de coraux, nous rentrons en passant devant les beaux hôtels qui font la réputation de l’île.

Les photos ne montrent pas toute la beauté des eaux. Mais on y voit bien leur transparence.