L’arrivée sur Auckland est
différente. Je ressens tout de suite que la ville est grande et belle. Pourtant
je n’en aperçois encore que le sommet, cachée qu’elle est en partie par la
presqu’ile de Devonport qui ferme la baie.
La grande tour de plus de 300 m qui
domine quelques belles constructions modernes lui donne l’allure d’un petit
Manhattan.
Et c’est bien l’impression qui se
confirme quand nous descendons très tôt en ville, malgré quelques petites
différences : ici, on conduit à gauche, comme à Tonga, et aux feux, toutes
les voies sont coupées en même temps pendant trente secondes pour laisser les piétons traverser le carrefour, même en diagonale. Mis à part ces détails, la variété des ethnies qui se croisent sur les trottoirs est similaire. Toutes les couleurs, toutes les modes vestimentaires, toutes les coiffures, tous les tatouages cohabitent dans une ambiance rassurante.
La première impression est celle d’une activité, et même d’une effervescence. Nos femmes ont du mal à s’habituer au bruit et à la circulation après l’intermède des îles du pacifique et des fjords chiliens.
La première impression est celle d’une activité, et même d’une effervescence. Nos femmes ont du mal à s’habituer au bruit et à la circulation après l’intermède des îles du pacifique et des fjords chiliens.
Comment ne pas monter dans la
grande tour pour admirer du 51ème étage la splendide vue sur la
ville. A perte de vue les maisons sont belles, propres, la verdure soignée. Le
soleil fait briller les toits et les vitres. Un premier constat : l’eau
occupe une grande partie de la ville, succession de baies, de ports, de plages,
qui se contorsionnent pour couvrir la plus grande longueur dans un minimum de
surface. Un second constat : des collines (48 en tout) parsèment la ville.
Ce sont des volcans endormis. J’y retrouve un peu une atmosphère d’Auvergne.
Mais certains ont moins de 400 ans, comme l’île de Rangitoto, transformée en
zone totalement protégée, laissée à sa propre évolution des plantes et des
animaux.
La capitale mondiale de la voile
mérite son nom, des marinas et des ports de plaisance à perte de vue. Des
milliers de voiliers de toutes tailles, plus huit : ces quelques jours, la
Volvo Cup fait étape ici avant de reprendre la mer.
Les huit concurrents encore
en lice sont au repos ou procèdent aux réparations de leurs bateaux, tous les
mêmes (voir photo). Certains voyageurs avertis vont faire un tour sur l’un d’eux, d’autres
vont tenir une demi-heure la barre d’un des bateaux de l’America’s Cup.
Et nous voyons passer devant la
vitre, dans le vide, un chuteur qui descend à grande vitesse vers la toute petite
cible que j’aperçois en bas, sur le trottoir. Il est accroché à un câble et
guidé par deux autres qui lui évitent de tourner et de se faire entraîner pas
le vent. Je pense aussitôt à ma nièce Marine, voici une destination pour toi.
Après la tour, nous écumons les
magasins de souvenirs. Le Pr Carlo nous a fait une conférence sur les maori. Leurs
amulettes sont belles, même si elles ne sont plus toutes en jade poli, comme
autrefois. J’en trouve une qui me plait, un Tiki, c’est un petit être grimaçant
qui chasse la malchance. Je ne sais pas si je le porterai, mais c’est un
souvenir que j’aimerai posséder. Je n'ai pas cédé à la tentation d'acheter un maillot des All Blacks.
Mardi matin : visite du musée
maritime. Des pirogues ancestrales au bateau vainqueur de l’America’s Cup, en
passant par les steamers et les grands paquebots, toute l’histoire de la marine
est là. Les pêcheurs de baleine d’autrefois, comme les chalutiers d’aujourd’hui,
ont leur place. Belle muséographie, des explications claires, des objets authentiques,
des maquettes, des documents, bref un régal.
Après-midi, nous faisons un tour
des hauts lieux de la ville. Plages, jardins, parcours sur les collines les
plus riches, traversée des quartiers commerçants.
Ici la belle plage qui fait face à
la ville attire les Aucklandais le week-end.
Puis c'est le magnifique jardin d'hiver, ses serres et ses massifs extérieurs. Plein de plantes que nous ne connaissons pas.
Dans ces plantes et arbres, des oiseaux dont nous ne comprenons pas le chant, nouveau pour nos oreilles.
La ville est agréable et le pays bien organisé et riche, la vie y est très chère. Voici un pays intéressant;
Dommage qu'il soit si loin.
Marie Agnès prend une photo depuis la colline qui est le point le plus proche de l'antipode de Brioude de tout notre voyage. On voit le centre-ville au loin. Nous sommes, à ce moment là, à près de 19 000 km de la France, quelle que soit la direction où on regarde (ou presque). Nous allons maintenant nous en rapprocher sensiblement.
Départ pour Sydney dans l'après-midi, un beau moment le long des côtes cartographiées par Cook en 1769. Nous devons contourner le Nord de l'Ile avant de prendre vers l'ouest.
A bientôt.









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