Ce blog parle de notre voyage autour du monde austral du 7 janvier au 30 avril 2015.
Nous sommes heureux de vous y faire partager nos préparatifs, nos récits et nos photos.
A lire de préférence en partant de la date la plus ancienne, pour garder le fil.
NOUVEAU : Plein de photos et des cartes ajoutées progressivement aux pages d'origine.
(16/10/2018 : jusqu'à Moorea).

dimanche 22 mars 2015

Perth

L’Australie est un immense continent. Nous sommes restés trois jours en mer pour rallier Melbourne, au sud-est, à Perth, sur la façade ouest de l’île. Le commandant a évité la ligne droite pour nous faire contourner la dépression qui sévissait au sud de l’Australie, et nous avons longé les côtes à moins de 200 km. Malgré ces précautions, la mer était très agitée et nous avons été bercés pendant trois jours. Rien de méchant, jamais les verres n’ont glissé sur les tables, et les restaurants n’ont pas été désertés.

Entrée du port et musée maritime
Le port touristique de Perth est à Fremantle, une petite ville à quelques kilomètres au sud. L’entrée au port est délicate car le goulet est étroit et en virage devant le beau bâtiment du Musée maritime de l’Australie de l’Ouest. Le pilote fait toute confiance au bateau et à son équipage, car il ne demande même par à un remorqueur d’assurer notre sécurité en cas de panne, comme ça se fait presque partout. Malgré un bon vent de travers, nous pénétrons dans le chenal et faisons un virage parfait pour aller nous garer le long du quai, juste devant un autre gros bateau de croisière, Pacific Jewel (le bijou du pacifique), immatriculé à Londres.
Le Deliziosa à peine amarré, deux passerelles sont mises en place entre la plateforme du bâtiment des douanes et de l’immigration et le pont 3 du bateau, et à neuf heures nous prenons le chemin des autocars pour notre grande excursion de 12 heures.
La banlieue sud de Perth que nous traversons est la résidence des grosses fortunes de la ville. Certaines rues sont bordées sans discontinuer de magnifiques maisons, de tout style, du plus contemporain au plus classique. Toujours beaucoup de verdure, avec de grands arbres d’essences variées, eucalyptus, ficus, platane, banksia, etc.
Villas particulières - Fremantle 











Nous traversons la ville de Perth, centre commercial et industriel important, en pleine croissance. Beaucoup de constructions en cours. De belles tours modernes. Perth est la grande ville du monde la plus éloignée de toute autre (à 3000 km d’Adélaïde).
La traversée est ralentie par une cérémonie en mémoire des soldats engagés en Europe pendant la première guerre mondiale.
Maman kangourou et son petit
Nous arrivons au zoo de Caversham avec une heure de retard et nous devons le traverser au pas de course. Le public est admis dans les enclos des kangourous. On peut les nourrir et les caresser, mais ils sont gavés par les centaines de visiteurs du dimanche, et préfèrent dormir. Dans un enclos à l’écart, une maman porte son jeune dans sa poche.





Wombat
Les koalas sont calmes, eux aussi. Mais chez eux, c’est une habitude : 20 heures à dormir, 4 heures à manger des branches d’eucalyptus. Mais attention, parmi les 250 espèces d’eucalyptus en Australie, ils ne mangent que vingt espèces seulement. Ils ont leurs petites exigences.


Nous découvrons les wombats, des marsupiaux herbivores qui ne ressemblent à rien. Je les trouve très moches, pas vous ?
Coco

Pas le temps de prolonger notre conversation avec Coco qui ne sait que répéter son nom. Nous sautons dans le car pour les 160 km qui nous séparent de Cervantes, un petit port de pêche, plus au Nord, près des Pinnacles. On nous y attend pour déjeuner. Nous n’arrivons pas les derniers. D'autres cars nous suivent.

Le désert des Pinnacles
Les « pinnacles » sont des formations calcaires qui surgissent du sable, en forme colonnes (d’où leur nom : on porte quelqu’un au pinacle quand on le met sur un piédestal !). Leur formation fait l’objet de recherches et si plusieurs hypothèses s’affrontent, aucune ne semble encore convaincre l’ensemble des géologues.
Quand nous arrivons dans ce champ de « pinnacles », qui s’étend à perte de vue dans une immense cuvette, ma première idée est que ça ressemble beaucoup aux alignements de Carnac. Mais ce ne sont pas des menhirs dressés par l’homme, et ce ne sont pas des alignements. Il y en a de milliers, de toute taille jusqu’à cinq mètres de haut, de toute forme, de la colonne régulière à la dent de requin ou la molaires d’un géant. Eclairé par le soleil de l’après-midi, c’est un très beau spectacle. Moins impressionnant que les formations calcaires du désert blanc égyptien, toutefois. Je me régale à faire des photos en relief.

Les dunes de Lancelin
Avant que la nuit ne tombe, nous devons encore voir une belle étendue de dunes blanches. Ce n’est pas très loin. Nous y arrivons quelques dix minutes avant que le soleil ne se noie dans l’océan Indien. Le blanc immaculé de ce sable, réchauffé par les couleurs du soleil couchant font de belles photos et ravissent les yeux.





De retour à Fremantle à 21 heures, les uns se précipitent au buffet qui nous a attendus, les autres sur pont supérieur pour assister au départ du navire. Je suis de ceux-là, comme vous pouvez le penser. Les spéculations vont bon train. Fera-t-il demi-tour dans le bassin où il est stationné, ou bien sortira-t-il du port en marche arrière ? La carte de mon application Maps.me montre que le bassin fait environ 400 m de large. Le bateau n’en fait que 294. Il restera 50 m de chaque côté. Je suis sûr qu’il fera demi-tour. Encore faut-il faire un demi-tour sur place, parfaitement au centre du bassin. C’est ce que fait le Deliziosa, sans aucun à-coups, piloté par son ordinateur. La manœuvre est impressionnante. C’est là que je me rends compte de sa taille. Je me suis mis à l’arrière, et je vois approcher le quai opposé, qui semblait si loin au début de la manœuvre. Quand le bateau est en plein travers, il reste en effet peu de distance à chaque extrémité. Le demi-tour s’arrête parfaitement quand le bateau est dans l’axe, et il enchaîne automatiquement sa marche en avant. Il se faufile dans la passe en virage et prend progressivement de la vitesse. Il tient déjà le cap de l’Ile Maurice que nous atteindrons dans 7 jours, le 30 mars à 9 heures. Au revoir l’Australie.
J’ai bien aimé ce pays et je comprends pourquoi il attire ceux qui ont envie de travailler et de bien vivre de ce travail. Beaucoup reste à découvrir de ce pays immense. Les villes respirent la bonne santé, les campagnes sont riches des grands élevages. Du moins dans les zones fertiles, car le centre est un vaste désert.

Marie et moi avons bien envie de revenir et d’en apprendre un peu plus sur ce pays. 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire