L’Australie est un immense
continent. Nous sommes restés trois jours en mer pour rallier Melbourne, au
sud-est, à Perth, sur la façade ouest de l’île. Le commandant a évité la ligne
droite pour nous faire contourner la dépression qui sévissait au sud de
l’Australie, et nous avons longé les côtes à moins de 200 km. Malgré ces
précautions, la mer était très agitée et nous avons été bercés pendant trois
jours. Rien de méchant, jamais les verres n’ont glissé sur les tables, et les
restaurants n’ont pas été désertés.
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| Entrée du port et musée maritime |
Le port touristique de Perth est à
Fremantle, une petite ville à quelques kilomètres au sud. L’entrée au port est
délicate car le goulet est étroit et en virage devant le beau bâtiment du Musée
maritime de l’Australie de l’Ouest. Le pilote fait toute confiance au bateau et
à son équipage, car il ne demande même par à un remorqueur d’assurer notre
sécurité en cas de panne, comme ça se fait presque partout. Malgré un bon vent
de travers, nous pénétrons dans le chenal et faisons un virage parfait pour
aller nous garer le long du quai, juste devant un autre gros bateau de
croisière, Pacific Jewel (le bijou du pacifique), immatriculé à Londres.
Le Deliziosa à peine amarré, deux
passerelles sont mises en place entre la plateforme du bâtiment des douanes et
de l’immigration et le pont 3 du bateau, et à neuf heures nous prenons le
chemin des autocars pour notre grande excursion de 12 heures.
La banlieue sud de Perth que nous
traversons est la résidence des grosses fortunes de la ville. Certaines rues
sont bordées sans discontinuer de magnifiques maisons, de tout style, du plus
contemporain au plus classique. Toujours beaucoup de verdure, avec de grands
arbres d’essences variées, eucalyptus, ficus, platane, banksia, etc.![]() |
| Villas particulières - Fremantle |
Nous traversons la ville de Perth,
centre commercial et industriel important, en pleine croissance. Beaucoup de
constructions en cours. De belles tours modernes. Perth est la grande ville du
monde la plus éloignée de toute autre (à 3000 km d’Adélaïde).
La traversée est ralentie par une
cérémonie en mémoire des soldats engagés en Europe pendant la première guerre
mondiale.
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| Maman kangourou et son petit |
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| Wombat |
Nous découvrons les wombats, des
marsupiaux herbivores qui ne ressemblent à rien. Je les trouve très moches, pas vous ?
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| Coco |
Pas le temps de prolonger notre
conversation avec Coco qui ne sait que répéter son nom. Nous sautons dans le
car pour les 160 km qui nous séparent de Cervantes, un petit port de pêche,
plus au Nord, près des Pinnacles. On nous y attend pour déjeuner. Nous
n’arrivons pas les derniers. D'autres cars nous suivent.
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| Le désert des Pinnacles |
Quand nous arrivons dans ce champ
de « pinnacles », qui s’étend à perte de vue dans une immense
cuvette, ma première idée est que ça ressemble beaucoup aux alignements de
Carnac. Mais ce ne sont pas des menhirs dressés par l’homme, et ce ne sont pas
des alignements. Il y en a de milliers, de toute taille jusqu’à cinq mètres de
haut, de toute forme, de la colonne régulière à la dent de requin ou la
molaires d’un géant. Eclairé par le soleil de l’après-midi, c’est un très beau
spectacle. Moins impressionnant que les formations calcaires du désert blanc
égyptien, toutefois. Je me régale à faire des photos en relief.
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| Les dunes de Lancelin |
De retour à Fremantle à 21 heures, les uns se précipitent au buffet qui nous a attendus, les autres sur pont supérieur pour assister au départ du navire. Je suis de ceux-là, comme vous pouvez le penser. Les spéculations vont bon train. Fera-t-il demi-tour dans le bassin où il est stationné, ou bien sortira-t-il du port en marche arrière ? La carte de mon application Maps.me montre que le bassin fait environ 400 m de large. Le bateau n’en fait que 294. Il restera 50 m de chaque côté. Je suis sûr qu’il fera demi-tour. Encore faut-il faire un demi-tour sur place, parfaitement au centre du bassin. C’est ce que fait le Deliziosa, sans aucun à-coups, piloté par son ordinateur. La manœuvre est impressionnante. C’est là que je me rends compte de sa taille. Je me suis mis à l’arrière, et je vois approcher le quai opposé, qui semblait si loin au début de la manœuvre. Quand le bateau est en plein travers, il reste en effet peu de distance à chaque extrémité. Le demi-tour s’arrête parfaitement quand le bateau est dans l’axe, et il enchaîne automatiquement sa marche en avant. Il se faufile dans la passe en virage et prend progressivement de la vitesse. Il tient déjà le cap de l’Ile Maurice que nous atteindrons dans 7 jours, le 30 mars à 9 heures. Au revoir l’Australie.
J’ai bien aimé ce pays et je
comprends pourquoi il attire ceux qui ont envie de travailler et de bien vivre
de ce travail. Beaucoup reste à découvrir de ce pays immense. Les villes
respirent la bonne santé, les campagnes sont riches des grands élevages. Du
moins dans les zones fertiles, car le centre est un vaste désert.
Marie et moi avons bien envie de
revenir et d’en apprendre un peu plus sur ce pays.







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