Ce blog parle de notre voyage autour du monde austral du 7 janvier au 30 avril 2015.
Nous sommes heureux de vous y faire partager nos préparatifs, nos récits et nos photos.
A lire de préférence en partant de la date la plus ancienne, pour garder le fil.
NOUVEAU : Plein de photos et des cartes ajoutées progressivement aux pages d'origine.
(16/10/2018 : jusqu'à Moorea).

lundi 16 mars 2015

Sydney

Aujourd'hui, nous arrivons à Sydney pour midi. C’est la première fois que nous entrons dans un port à la mi-journée, et beaucoup de voyageurs sont sur le pont pour suivre l’arrivée. Depuis plusieurs heures, nous apercevons la côte qui approche, sans pouvoir deviner où est l’entrée du port. James Cook n’avait, lui-même, pas vu cette entrée et avait fait relâche dans une grande et belle baie juste au sud de Sydney, qu’il a appelé Botany Baie. De nos jours, un aperçoit assez tôt le sommet du Sydney Harbour Bridge, le pont du port de Sydney.
L’entrée de la baie de Sydney est protégée par de grandes falaises, le pont de Sydney n’y est plus visible, et un faut faire un S entre les deux rives pour voir enfin la belle vue sur la ville.
Le port de croisière est petit. Les grands bateaux comme le nôtre ne passent pas sous le pont. Il n’y a qu’une place à quai avant le pont,
aussi nous a-t-on attribué une belle place dans Athol Bay.
Nous sommes ancrés face à l’Opéra et face au pont, face aussi au grand centre-ville, sa tour et ses gratte-ciels. Nous succédons à cette place au Queen Elizabeth II qui vient de partir.










C’est une grande chance que d’avoir une telle position, et nous l’apprécions le matin, en ouvrant les rideaux, comme le soir quand le soleil couchant éclaire la ville. Nous nous en souviendrons longtemps.
Pour l’équipage du bateau, c’est une autre affaire, il y a trois lieux de débarquement dans la ville et nos chaloupes sont épaulées par les chaloupes du port, c’est une organisation complexe. Ils accueillent aussi les passagers du dernier tronçon (Sydney-Marseille), et déchargent les bagages de ceux qui nous quittent ici. Sans compter les transvasements de produits frais, d’eau et autres ingrédients. Bref trois jours difficiles pour eux.

L’opéra de Sydney

Ce premier soir, nous avons réservé des places à l’opéra, et nous descendons en chaloupe, en costume et robes du soir. Amusant.
L’opéra de près, éclairé pour la nuit est impressionnant. L’intérieur est très sobre, béton, bois, verre. La grande salle est agréable, les sièges, silencieux et confortables sont comme neufs. La vue est excellente et l’acoustique agréable. Cette salle va fermer deux ans et sera modifiée profondément. On ne sait pas encore quand. Des améliorations de la fosse d’orchestre et des progrès dans son acoustique ont été jugés nécessaires.
La Tosca, mise en scène par John Bell, est à l’affiche depuis deux ans. Les chanteurs sont très bons, tous australiens, à l’exception du ténor mexicain, Diego Torre, qui est excellent et mérite les longs applaudissements qu’il recueille. Le baryton, Shane Lowrencev, est un Scarpia convaincant, belle voix et belle prestance, et je le place en second sur le podium, avant Jacqueline Mabardi, une belle Tosca, mais qui manque de puissance face à son Cavaradossi. Je passe sous silence la mise en scène. Je pense qu’elle n’aurait pas fini la première représentation à Paris ni à Londres. John Bell situe la scène dans une Italie occupée par les nazis, et le bureau de Scarpia est décoré de drapeaux SS.
Une fois passée la surprise, je dois avouer que le souci de Puccini de créer une situation où des gens modestes (un peintre, une chanteuse) ont de grands sentiments et des destins tragiques, est bien respecté, et le tout est très crédible.
Au total, une très belle soirée dans un cadre vraiment unique. L’image de cet Opéra n’est pas surfaite, son architecture n’a pas pris une ride, et les carreaux de faïence qui recouvrent ces grandes voiles ne semblent pas avoir 40 ans, tant ils sont restés intacts et propres.
Marche agréable le long du Circular Quay pour rejoindre dans la nuit l’embarcadère de Campbell Cove et retour au bateau pour une première nuit dans cette belle Baie.


Deuxième jour.

Nous avons choisi une excursion qui nous fait découvrir la ville, pendant 7 heures. Notre guide est excellente. Après sa jeunesse en Suisse, elle est venue en Australie comme conférencière et guide. Plus très jeune, elle a une grande expérience des groupes et une connaissance approfondie de son pays et de sa ville. Si j’ajoute qu’elle s’exprime avec clarté et simplicité, j’aurai dit l’essentiel.
Sydney est la plus grande ville d’Australie. Ce n’est pas la capitale (Cambera). C’est à la fois un centre de commerce et d’affaires.
La ville est belle, les quartiers les plus beaux sont très beaux, les quartiers les moins beaux sont bien entretenus et propres. Beaucoup d’arbres, il interdit de couper un arbre dans son jardin sans autorisation. Beaucoup d’oiseaux que nous ne connaissons pas (aras, ibis, merle chinois, etc.). De belles plages bien équipées. 




Joueur de didjeridou
Un grand nombre de communautés cohabitent (aborigènes, anglais, chinois, italiens, grecs, libanais, français, …). Un peu comme à New-York. L’Australie est peu habitée pour une surface supérieure à celle de toute l’Europe. Elle accepte les immigrants sans distinction de nationalité ou religion, mais se fonde sur les compétences de la personne, qui doit pouvoir vivre sans aide, dans le pays. Et sa surveillance aux frontières est intraitable.



Le zoo de Taronga

Le troisième jour, nous visitons le zoo, pour voir ces animaux que l’on ne trouve qu’ici. Le zoo de Taronga, que l’on voit de notre bateau, est très grand, très beau, et bien organisé. Un circuit particulier est dessiné pour y voir les animaux australiens. Nous y passons cinq heures, et y serions bien restés un peu plus, s’il ne fallait rentrer pour le départ du bateau. Voici quelques photos.

Le lémur à queue rayée mange des fruits. Il est sociable. Et son cri de chouette s'entend des kilomètres à la ronde.










Les ornithorynques sont présentés dans un abri obscur, où il faut un bon moment pour discerner quelque chose, derrière des vitres, et où est reconstitué leur milieu naturel, petite rivière d’eau courante claire et vive. Les flashs sont interdits, et il faut faire des prouesses pour capturer une image. Je vous livre celle-ci, (photo sans flash, au ¼ s, à f 2.8, ISO 1600, retraitée avec Photoshop).

Il boit de l’eau fraiche, avant de prendre une douche. Je dois dire qu’avant de retoucher la photo, je ne savais pas ce qu’il faisait, tant il faisait sombre.

L’échidné à nez court ressemble à un hérisson, mais il est de la même famille que l’ornithorynque,  bien qu’il ne lui ressemble pas du tout ; c’est un mammifère avec des caractères reptiliens. Ses épines sont de longs poils, très durs, et de la fourrure pousse à leur racine pour lui tenir chaud. En cas de danger, il se roule en boule pour se protéger, car il n’a pas d’épines sous le ventre. Il mange des fourmis et des termites qu’il attrape avec sa longue langue en pénétrant avec son nez dans les fourmilières. Parfois, il se couche sur une fourmilière et laisse pendre sa langue sur laquelle les fourmis grimpent toutes seules. Economie d’énergie !

 Le nom du kangourou lui a été donné par les premiers anglais arrivant sur l’île. Un anglais demande à un aborigène comment s’appelle cet animal qui saute. L’aborigène répond : « kangourou ! » et l’anglais note ce nom dans son cahier, sans savoir que kangourou signifie en fait : « Je ne comprends pas ce que vous dites ! ».




Le panda rouge n’est pas un animal australien mais le zoo de Taronga possède un couple pour le protéger, car c’est une espèce très menacée. C’est un bel animal, lent et peureux, qui se cache dans les eucalyptus.






Cet hippopotame nain est moins imposant que ses cousins, mais il a des canines très longues et très pointues. Il est beaucoup plus dangereux qu’il en a l’air.















Le « Tasmanian Devil » (Diable de Tasmanie) est le plus gros marsupial (de la famille des kangourous) carnivore, on ne le trouve qu’en Tasmanie, l’île qui est au sud de l’Australie. Sa gueule est effrayante. Pourtant, de la taille d’un chat, il est très peureux et fuit l’homme.






Le koala ne se présente pas. Ceux du zoo sont très choyés, et si on peut les approcher, il est interdit de les toucher. C’est un animal facile à photographier. Par moment, on se demande s’il ne prend pas la pose volontairement.

L’émeu est un bel oiseau, tout gris et frisé. Il est de la famille des autruches.












Nous prenons la mer pour Melbourne. La sortie de la baie est aussi belle que son entrée et nous avons le temps de chercher dans les falaises qui bordent sa sortie, les vieux blockhaus de 1914, et les installations de sémaphores, d’antennes et de radars d'aujourd'hui. C’est le grand port militaire de la façade est du pays.

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