La traversée de l’Océan Indien nous
donne la mesure de la terre. Sept journées de mer pour traverser le troisième
océan du monde. Sept jours de mer variée et de ciel varié. Heureusement que les
couleurs de l’eau, les vagues, la houle changent sans cesse, sinon le paysage
serait bien monotone. Pas le temps de s’ennuyer avec les activités du bord, et
les photos à trier.
Le port de Saint-Louis est couronné
par les montagnes dentelées de l'île. Elles ne sont pas très hautes mais leurs
formes sont parfois amusantes.
L’état de Maurice a pour objectif
de faire de son île un paradis. Il s’y emploie avec tous les moyens à sa
disposition. Une grande banque pour asseoir ce nouveau paradis fiscal, des
flottilles de pêcheurs chinois pour assurer les rendements et l’exportation de la pêche, la construction par d’autres
entreprises chinoises de grands hôtels et de centres de recherche ou de
services informatiques dans la petite Silicon Valley en cours de création, et
la promotion de l’île pour un tourisme de luxe.
Aujourd'hui nous faisons un tour
des plus beaux points de vue de l'île. En voici quelques photos.
L’île s’est fait une spécialité de la fabrication de maquettes de bateaux. Elle exporte largement ces produits qui sont de très belle facture. La minutie des ouvriers et ouvriers est remarquable.
Comme leurs traits le dévoilent,
ces jeunes femmes sont d’origine indienne, comme 80 % de la population. Ce sont
des descendantes d’esclaves recrutés en Inde.
Leur religion est l’hindouisme, et
Maurice regorge de temples Hindous ou Tamouls. Nous visitons le temple qui
occupe les bords du lac sacré de Grand Bassin (dans lequel de l’eau du Gange a
été versée pour le purifier, selon les croyances de cette religion).
Les grandes chutes de Chamarel sont
très belles dans leur décor
de verdure. Je ne vois pas le fond et j'imagine qu'elles tombent jusqu'à l'autre côté de la terre, dans l'hémisphère nord.
Mais le plus surprenant est un
espace où tous les oxydes métalliques de cendres volcaniques, emprisonnés dans
de l’argile se dévoilent à la surface de petits monticules. La terre des sept
couleurs. J’y retrouve les mêmes tons que dans le Painted Desert (Arizona).
Sur notre retour, nous faisons une
pose « ananas frais » sur un belvédère bien situé, puis entrons au
bateau qui a fait le plein de carburant et charge encore fruits et légumes pour
la suite du voyage.
Demain, ce sera la viande, et les autres provisions.





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