Ce blog parle de notre voyage autour du monde austral du 7 janvier au 30 avril 2015.
Nous sommes heureux de vous y faire partager nos préparatifs, nos récits et nos photos.
A lire de préférence en partant de la date la plus ancienne, pour garder le fil.
NOUVEAU : Plein de photos et des cartes ajoutées progressivement aux pages d'origine.
(16/10/2018 : jusqu'à Moorea).

dimanche 1 mars 2015

Moorea

Bien avant le lever du soleil, nous levons l’ancre et sortons de la passe de Papeete. Ce passage est impressionnant car la passe fait à peu près 50 m de large et le bateau 32 m. Il reste vraiment peu de place entre la bouée verte et la bouée rouge. D’un côté c’est la grande jetée qui protège le port, de l’autre des récifs de corail sur lesquels les vagues viennent se briser. Mais le bateau est piloté avec un petit « joystick » qui déplace un bateau virtuel sur un écran. C’est l’ordinateur qui ajuste les moteurs pour respecter la trajectoire voulue.

Moorea est à quelques encablures de Tahiti.


On voit déjà l’île dans la lueur de l’aube. Il faut en faire le tour pour entrer dans la baie Opunohu surmontée par les montagnes qui sont le symbole de l'île. La barrière de corail affleure et nous fait croire à un sillage de ski nautique. Passage interdit.


Les débarquements se font en chaloupe. Le trajet aura duré moins de deux heures. Moorea se présente comme un ancien volcan, très déchiqueté, avec des pics et des massifs abrupts. Nous sommes à l’abri dans l’une des deux baies profondes de l’île.
Les chaloupes nous débarquent sur un petit quai où nous attend un bateau local. L’accueil du capitaine et de son second est chaleureux. Il nous parle de son île, des lagons, du corail, et du programme de la promenade. Nous allons découvrir les rives ouest et admirer les montagnes depuis la mer. 

Des dauphins nous accompagnent un moment.

Puis, soudain, seule la couleur de l’eau prend de l’importance, entre un vert émeraude très clair et un Peper Mint glacé, il est difficile de se détacher de cette transparence. Ce sont les fonds de sable blanc qui la rendent si claire, et les petits massifs de corail qui y posent des taches plus foncées. Le soleil se diffracte dans les vaguelettes et projette sur le fond des faisceaux brillants qui dansent avec légèreté. Le spectacle est fascinant. Le moteur s’arrête au milieu de la lagune. Nous avons pied, et le capitaine nous distribue masques et tubas. En deux minutes, tout le monde est en maillot de bain et quand le bateau s’immobilise, les plus courageux sautent dans l’eau sans attendre que les marches soient abaissées.
Le second est descendu à l’eau avec des poissons comme appâts, et le voici entouré de raies Manta. 

Puis une multitude de requins s’invite au festin. Ils ne font pas plus d’un mètre vingt, mais ils ont bien une allure de requin. Nous avons été préparés aux gestes à faire et à ne pas faire. Aussi c’est avec confiance que je mets la tête sous l’eau et commence à explorer les environs. Près des coraux, une multitude de petits poissons colorés, rayés, transparents, longs, larges, plats.
L’eau est chaude, le soleil brille, un requin vient droit sur moi, juste en face. Un instant, je vois les images des films d’horreur. Je sais qu’il n’attaque pas l’homme. Mais, lui, le sait-il ? Il passe à côté de moi avec la plus parfaite indifférence. Je n’existe pas plus qu’une branche morte. Ouf.
Marie est aussi dans l’eau et se familiarise avec l’usage du tuba. Elle est enchantée de cette première expérience.





Le repas des raies continue et nous sommes invités à les toucher. Leur dos est d’une telle douceur qu’il semble gluant. Leur queue est rêche. Elles sont énormes, plus de 80 cm de diamètre, certaines plus d’un mètre.

Les meilleurs moments ont une fin. Nous remontons dans le bateau et après un dernier détour, et un bain sur une plage parsemées de coraux, nous rentrons en passant devant les beaux hôtels qui font la réputation de l’île.

Les photos ne montrent pas toute la beauté des eaux. Mais on y voit bien leur transparence.

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