Notre première visite est à pied, nous avons une excursion à travers la ville l’après-midi.
La plage est proche et nous
traversons une petite partie de la ville. La misère de la ville est visible. Un
grand nombre de jeunes
sont désœuvrés et flânent en petits groupes sur les
trottoirs.
Les premiers adultes que nous croisons nous conseillent de cacher
nos appareils photo. Nous avions bien entendu retiré tout ce qui attire le
regard et la convoitise, bijoux, montres, sacs luxueux, mais il faut bien
prendre des photos. Sous la pression amicale de Marie, je range mon appareil
dans le sac à dos jusqu’à la plage. Le quartier que nous traversons est celui
des vendeurs d’automobiles et des garages de toutes marques. Contraste
saisissant entre les belles voitures et les poubelles sur les trottoirs, entre
les gens de couleur dans la rue et les blancs derrière les vitrines.
Sur la splendide esplanade qui
longe la plage, il y a plus de monde, plus de touristes et plus de citoyens
aisés. C’est la façade de la ville, qui hérite des travaux de prestige réalisé
à l’occasion de la coupe du monde de foot. Ces travaux ont donné du travail,
mais n’ont pas élevé suffisamment le niveau d’employabilité des minorités. Les surfeurs
sont tous de jeunes blancs.
Les marchands de souvenirs
africains sont essentiellement des femmes zouloues, qui tiennent bien leurs
stands.
Après-midi en ville.
Le tour de ville organisé nous fait
traverser le marché. Il est très actif. Les boutiques sont, pour la plupart, tenues
par des indiens ou leurs descendants.
Je retrouve les couleurs de l’Afrique,
que j’avais tant aimées au Maroc. Et pas seulement les couleurs des épices.
Visite au jardin
botanique. Très beau jardin, réputé par sa collection rare de cycas, ces
arbustes qui ressemblent à des palmiers, n’en sont pas. Ce sont des plantes
très anciennes, probablement de l’ère carbonifère.

Dans la serre aux orchidées je retrouve les couleurs du marché.
Quelques grands arbres, notamment
un énorme ficus feraient pâlir celui de mon ancien bureau.
Je passe sur le grand stade de foot de la coupe du monde pour montrer le stade des Sharks, l'équipe de rugby où Michalak s'est illustré.
Ce soir, nous reprenons notre route
le long de la côte est de l’Afrique. Nous avions choisi une cabine à tribord
pour voir les côtes. Nous allons pouvoir repérer les phares et tenter de
reconnaître les villes et les promontoires en attendant le passage vers l’Atlantique.






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