Ce blog parle de notre voyage autour du monde austral du 7 janvier au 30 avril 2015.
Nous sommes heureux de vous y faire partager nos préparatifs, nos récits et nos photos.
A lire de préférence en partant de la date la plus ancienne, pour garder le fil.
NOUVEAU : Plein de photos et des cartes ajoutées progressivement aux pages d'origine.
(16/10/2018 : jusqu'à Moorea).

mardi 14 avril 2015

Walvis Bay - Namibie

 Deux jours de mer dans une forte brume. Le peu de vent ne sert qu’a remplacer le brouillard par … du brouillard. Jour et nuit, toutes les minutes et demi, notre corne de brume sonne pendant trois secondes. Ca rythme le décompte des moutons pour ceux qu’elle empêche de dormir. Pour ma part, je ne l’ai pas entendue plus de deux ou trois fois la nuit, Marie un peu plus souvent la première nuit, puis elle s’est habituée.

L’arrivée à Walvis Bay se fait dans ce brouillard épais qui se transforme immédiatement en brume légère à l’entrée du port.
La présence de l’air sec du désert du Namib y est pour quelque chose.

Notre excursion dans le désert débute tôt et nous commençons par les plages. Sur un fond de brume, les taches de couleur des colonies de flamands roses sont réjouissantes. Je me régale de photos et l’arrivée d’un héron au milieu de la plage est aussitôt immortalisée.

Nous partons rapidement vers la dune 7. C’est une immense dune qui se trouve à 7 km de la ville, la première d’une longue rangée qui se prolonge sur 30 km jusqu’à la rivière Swakop, plus au nord. Le temps d’une escalade jusqu’au sommet pour les plus courageux (dont nous ne sommes pas), de quelques photos du désert, et nous nous dirigeons vers un invraisemblable paysage lunaire.

Cinquante-cinq kilomètre d’une route bien entretenue, en plein désert. La Namibie entretient bien ses routes et se bâtiments. Des lotissement à très bon marché de maison en dur couvrent la banlieue des villes et remplacent depuis peu les bidonvilles que l’on trouve ailleurs en Afrique.

Puis c’est l’arrivée dans un paysage de désolation. Plus une trace de végétation, du rocher à nu sur des milliers de kilomètres carrée. De la roche volcanique, de l’ocre sombre au gris foncé, voire au noir. Le relief apparaît tel quel, il n’est pas masqué par la végétation, l’herbe, ou les forêts. Ces paysages ont été utilisés pour des reconstitutions de missions lunaires ou pour des films de science-fiction.

Il me vient l’idée de faire une photo que je pourrais transformer en paysage lunaire en ajoutant un ciel noir. Marie a justement pris une photo avec un touriste bien accoutré.

A quelques kilomètre de là, le guide nous arrête au pied de quelques plantes très anciennes. Leur particularité est de résister à une sécheresse extrême. Cette Welwitschia mirabilis, n’existe qu’ici. Elle ne fait que deux feuilles qui poussent sans cesse pour se renouveler, et produit quelques fruits quand les conditions sont favorables à la reproduction. Certaines de ces vielles laitues ont plus de 500 ans. C’est devenu une attraction pour les touristes, et reste l’objet d’étude pour les biologistes.

Quelqu'un me dit avoir vu un lézard se déplacer. Je le cherche et le découvre sur une pierre. En plein milieu de ce désert très aride, il se réchauffe au soleil. De loin il me semble transparent, tant il est de la couleur du sol. Je cherche le meilleur angle et le meilleur éclairage, Je travaille au téléobjectif pour ne pas l'effrayer. Il m'a vu mais me juge assez loin. Le klaxon lointain du chauffeur me signale que je serai le dernier à remonter dans le car. Je cours.

Nous rejoignons le cours de la rivière Swakop jusqu’à son embouchure  La ville s’appelle Swakopmund (= l’embouchure de la Swakop en allemand). La Namibie a été un protectorat allemand jusqu'en 1919 ; la population parle allemand et anglais, les touristes, commerçants, industriels  et retraités allemands y sont nombreux.




La ville est récente, presque nouvelle, propre, et bien entretenue.
Nous y rencontrons des artisans venant de tribus voisines. Un groupe de femmes, dans leur costume quotidien, bien loin des standards de nos villes, vend ses bijoux et accepte les photographes contre quelques dollars.

Un déjeuner rapide dans un joli salon de thé très allemand nous permet de déguster une bonne salade et une part d’Apfelstrudel excellente, avant notre retour vers le bateau pour la poursuite de notre voyage.

Les escales sont courtes, et nous avons pris l’habitude d’allonger le temps au maximum en remplissant les cartes postales pendant le déjeuner, et en allant droit aux points qui nous paraissent les plus étrangers à nos habitudes et les plus remarquables. Je reviendrai de ce voyage avec une quantité impressionnante d’images gravées dans ma mémoire, qui me donnent envie d’en savoir plus sur les gens, les pays, les continents visités.

Le brouillard nous guette à la sortie du port.


Départ pour l’Ile de Sainte-Hélène. 

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