Toute la journée est consacrée à
une longue excursion dans la réserve de Hluhluwe. C’est la seconde plus grande
réserve d’Afrique, juste après le Parc Kruger, un peu plus au nord, vers la
frontière avec le Mozambique. Marie craint que le safari en 4x4 ne réveille ses
douleurs dorsales. Elle a donc cédé sa place pour la journée et attend sur le
bateau le retour des chasseurs d’images.
Des milliers d’animaux y vivent en
liberté. Tous les efforts y sont faits pour que l’homme n’interfère pas avec
les animaux. Interdiction absolue de les nourrir, de les attirer vers les
véhicules, de leur faire peur, de les approcher hors des véhicules, etc.
Nous prenons, tôt le matin, les
autocars en direction de la réserve, qui se situe à plus de 100 km du port.
Une fois arrivés à la réserve, nous
nous répartissons dans des 4x4 de 10 personnes, bien aménagés pour regarder,
voir, et photographier. Les rangers qui nous conduisent connaissent le parc et les
habitudes des animaux. Le nôtre est particulièrement attentif à notre confort
et connait tous les recoins de la réserve. Nous parcourons plus de 50 km à
travers une région magnifique. Elle me rappelle l’Auvergne par sa verdure, ses
monts et ses vallons, si ce n’est que la végétation y est bien différente.

Chacun cherche du regard les
animaux promis. Mais force est de constater que c’est le ranger qui est le
premier à nous indiquer les buffles, les girafes, les
phacochères, les zèbres, les éléphants, etc., bien qu’il soit occupé à sa
conduite et qu’il évite soigneusement les plus grosses ornières d’un beau
parcours, plutôt bien entretenu.

Une fois ou deux, c’est nous qui gagnons à ce jeu, et il est attentif à s’arrêter aussitôt et à placer son véhicule pour que nous ayons la meilleure vue sur les animaux.
Inutile de vous dire le plaisir que
nous prenons pendant les deux heures que dure ce périple.
Les appareils photo
crépitent en permanence. Je reviens avec 450 photos à trier. Il m’en reste
après tri environ 300 dont 125 tout-à-fait présentables, compte-tenu des moyens
mis en œuvre.
En chemin, nous avons des
explications sur les villages zoulous. Les hommes bâtissent plusieurs maisons,
pour chacune de leurs épouses, et une maison ronde, pour les réunions et
rencontres. La maison est ronde pour que les ennuis ne se cachent pas dans les
coins.
En arrivant au bateau, nous
découvrons les étals de nombreuses vendeuses de souvenirs, et je retrouve Marie
sur le quai, à négocier quelques bijoux fantaisie, avant de partager avec son
impatience bien compréhensible les photos de la journée.
Demain, nous visitons Durban. Le
mauvais temps est derrière nous, mais les vagues sont encore hautes, la nuit en
mer nous offre un berceau gratuit.


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