Ce blog parle de notre voyage autour du monde austral du 7 janvier au 30 avril 2015.
Nous sommes heureux de vous y faire partager nos préparatifs, nos récits et nos photos.
A lire de préférence en partant de la date la plus ancienne, pour garder le fil.
NOUVEAU : Plein de photos et des cartes ajoutées progressivement aux pages d'origine.
(16/10/2018 : jusqu'à Moorea).

mercredi 1 avril 2015

La Réunion

Nicolas est le fils de Catherine et Pascal. Nous le connaissons depuis Aix en Provence. Il nous a proposé gentiment de nous faire découvrir son île. Nous nous préparons pour sortir dès que la passerelle sera en place, et nous sautons dans le premier bus navette qui nous amène à la sortie de la gare maritime.
Nicolas arrive quelques minutes après nous et nous nous entassons rapidement dans sa voiture, ou, plutôt, dans la voiture qu’un ami lui a prêtée pour accommoder nos quatre gabarits.
Nous lui avons donné carte blanche et il nous fait découvrir des aspects variés et typiques de la Réunion.

Montée à dos d’âne. Je veux dire en voiture jusqu’à Dos d’Ane pour une petite marche d’un quart d’heure en direction du Cap Noir. C’est un belvédère accroché à la paroi, qui domine la vallée de la Rivière des Galets et le cirque de Mafate. Quel point de vue ! Quelle puissance de cette montagne volcanique qui nous domine avec force et douceur à la fois. Force du relief et des abrupts, tempête de roches propulsées un jour hors du sol avec une force inimaginable, et douceur des couleurs et des arêtes couvertes de verdure, douceur devinée de la vie des ilets, ces villages perdus dans cette immensité, accessibles à pied ou en hélicoptère.

 Redescente dans la plaine et parcours le long de l’étang de Saint-Paul. Un ruisseau se déverse dans un étang après avoir franchi un gué sur la route et oublié de faire tourner une ancienne roue de moulin. Ensuite, je ne sais si ce sont les plantes qui se noient dans l’eau ou l’eau qui se perd dans leur verdure, tant l’ensemble est en symbiose.




Saint-Paul possède un temple Hindou avec un joli stupa qui mérite une photo et un arrêt de cinq minutes,

















puis il nous invite à la plage et nous marchons le long de la nouvelle jetée qui nous éloigne du rivage et nous donne une perspective sur la ville, la montagne et la baie.




C'est le lieu idéal pour une photo de groupe.

En face de la plus ancienne construction de la ville, un mémorial de l’esclavage me fait une forte impression. En forme de fer ouvert, on ne peut avoir plus de sens.







Repas dans un restaurant traditionnel. Nous trouvons le rougaille saucisse épicé comme il se doit et les assiettes sont bientôt vides, signe de notre satisfaction, autant que de notre faim. Un ananas Victoria joue le rôle de la cerise sur le gâteau et le rhum arrangé qui suit le petit café met une dernière touche à ce délicieux déjeuner. Merci de ton choix, Nicolas.




Direction le sud par la route de la côte. Arrêts le long des plages ou des « spots » de plongée pour admirer la mer et les coulées de lave qui tracent des jetées naturelles entre les criques.
Arrêt aussi pour l’achat traditionnel des cartes postales et des timbres. Rédaction studieuse sur un coin de table de bistro et dépôt délicat dans la bonne case de la boite aux lettres du quartier.
Dernier arrêt au gouffre Roche des Oiseaux pour y voir les vagues prendre leur élan contre la pesanteur et s’épanouir en feu d’artifice.
Sur le chemin du retour, vue sur la sucrerie de Saint-Louis, puis franchissement des beaux ouvrages d’art de la récente route à quatre voies qui nous ramène au port du Port. Notez que « Le Port » est le nom de la ville dont le port abrite notre bateau.

Au moment du départ, le soleil couchant éclaire les maisons de Sainte-Thérèse, sur les hauteurs de La Possession, et toutes les fenêtres nous renvoient un peu d’éclats de ce soleil, comme autant de clins d’œil pour nous dire au revoir.
Il me semble bien que la maison de Nicolas nous a fait un petit signe de lumière.

Merci encore à notre guide.

1 commentaire:

  1. Les paysages et Mafate nous rappellent d'excellents souvenirs. Jeannette et Marc Sala

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