Ce blog parle de notre voyage autour du monde austral du 7 janvier au 30 avril 2015.
Nous sommes heureux de vous y faire partager nos préparatifs, nos récits et nos photos.
A lire de préférence en partant de la date la plus ancienne, pour garder le fil.
NOUVEAU : Plein de photos et des cartes ajoutées progressivement aux pages d'origine.
(16/10/2018 : jusqu'à Moorea).

lundi 13 avril 2015

Le Cap de Bonne Espérance

Ce matin, nous nous levons vers 6 h 30 pour l’excursion au Cap de Bonne Espérance. 

Je suis un peu inquiet car la météo annonce du brouillard, et je sais que c’est très fréquent ici. 









Pourvu qu’on puisse profiter des paysages.



Je ne peux pas passer sous silence la présence de cette "township", bidonville dans la banlieue sud. Trop de zoulous, attirés par la promesse d'une activité dans la pêche se sont retrouvés sans travail par suite de la diminution des bancs de poisson autour du Cap. 
Explication diplomatique ?





Notre guide décide de nous emmener voir les pingouins avant de nous diriger vers le cap. Il espère que la brume sera levée.
Nous traversons une vaste surface de broussailles et de forêt récemment dévastée par le feu un jour de grand vent. Le spectacle est triste mais donne par endroit des couleurs inhabituelles, comme ce rouge sombre de quelques buissons roussis sur le vert tendre de jeune repousses.
Puis ce sont de longues plages sans baigneurs.
Nous arrivons sur la Fausse Baie, à Simon’s Town dans une brume assez épaisse. Mais les pingouins sont là, et c’est toujours un charmant spectacle que ces oiseaux qui se dandinent.







Il parait que cette colonie n’est pas très ancienne et que c’est un seul couple qui est arrivé ici qui est l’ancêtre commun de tous ceux que l’on voit.





Le temps de saisir un colibri en action, et nous repartons vers notre objectif.
Après un déjeuner copieux dans un cadre agréable, le soleil apparaît petit à petit, et la brume s’évanouit avant notre arrivée au sud.






La péninsule qui porte le Cap de Bonne Espérance se divise en deux parties. Cape Point est le point le plus élevé et le plus à l’est des deux. 
On y a construit en 1860 un phare préfabriqué en acier. Hélas, perché trop haut, il était trop souvent dans les nuages et n’a pas permis d’éviter le naufrage du Lusitania en 1911. Désaffecté, on l’a remplacé par un autre phare, placé plus bas. C’est pourtant cette vieille plateforme que les visiteurs viennent voir et gravissent. Un funiculaire nous aide à atteindre un premier palier avec un petit musée et une boutique de souvenirs, puis un escalier s’offre aux plus courageux pour atteindre le phare (136 marches). La vue y est magnifique sur l’entrée de la Fausse Baie, comme sur les rochers du vrai cap, sur l’autre partie.








La pointe la plus à l’ouest de cette péninsule est la plus basse, mais c’est la plus au sud. Elle est complètement délaissée par les visiteurs. C’est pourtant bien elle, le Cap de Bonne Espérance.









Faible consolation, il y a à ses pieds, côté ouest, un parking d’autocar. De ce parking on a une belle vue … sur le large et sur quelques rochers où niche une colonie de cormorans.








Décidément ce Cap des Tempêtes (son premier nom) n’a pas de chance, ce n’est pas le point le plus visité, ce n’est pas non plus le point le plus au sud de l’Afrique (pointe de l’Aguilhas), et on lui donne un nom d’espoir alors qu’il aime tant attirer les tempêtes. C’est dans cette région qu’on a enregistré les plus hautes vagues, jusqu’à trente mètres de creux. Et je parle bien de vraies vagues, pas de vagues scélérates.

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