Ce matin, nous nous levons vers 6 h
30 pour l’excursion au Cap de Bonne Espérance.
Pourvu qu’on
puisse profiter des paysages.
Je ne peux pas passer sous silence la présence de cette "township", bidonville dans la banlieue sud. Trop de zoulous, attirés par la promesse d'une activité dans la pêche se sont retrouvés sans travail par suite de la diminution des bancs de poisson autour du Cap.
Explication diplomatique ?
Nous traversons une vaste surface
de broussailles et de forêt récemment dévastée par le feu un jour de grand
vent. Le spectacle est triste mais donne par endroit des couleurs
inhabituelles, comme ce rouge sombre de quelques buissons roussis sur le vert
tendre de jeune repousses.
Puis ce sont de longues plages sans baigneurs.
Nous arrivons sur la Fausse Baie, à
Simon’s Town dans une brume assez épaisse. Mais les pingouins sont là, et c’est
toujours un charmant spectacle que ces oiseaux qui se dandinent.
Il parait que
cette colonie n’est pas très ancienne et que c’est un seul couple qui est
arrivé ici qui est l’ancêtre commun de tous ceux que l’on voit.
Le temps de saisir un colibri en action,
et nous repartons vers notre objectif.
Après un déjeuner copieux dans un cadre
agréable, le soleil apparaît petit à petit, et la brume s’évanouit avant notre
arrivée au sud.
La péninsule qui porte le Cap de
Bonne Espérance se divise en deux parties. Cape Point est le point le plus élevé
et le plus à l’est des deux.
On y a construit en 1860 un phare préfabriqué en
acier. Hélas, perché trop haut, il était trop souvent dans les nuages et n’a
pas permis d’éviter le naufrage du Lusitania en 1911. Désaffecté, on l’a
remplacé par un autre phare, placé plus bas. C’est pourtant cette vieille
plateforme que les visiteurs viennent voir et gravissent. Un funiculaire nous
aide à atteindre un premier palier avec un petit musée et une boutique de
souvenirs, puis un escalier s’offre aux plus courageux pour atteindre le phare
(136 marches). La vue y est magnifique sur l’entrée de la Fausse Baie, comme
sur les rochers du vrai cap, sur l’autre partie.
Faible consolation, il y a à ses pieds, côté ouest, un parking
d’autocar. De ce parking on a une belle vue … sur le large et sur quelques
rochers où niche une colonie de cormorans.
Décidément ce Cap des Tempêtes (son
premier nom) n’a pas de chance, ce n’est pas le point le plus visité, ce n’est
pas non plus le point le plus au sud de l’Afrique (pointe de l’Aguilhas), et on
lui donne un nom d’espoir alors qu’il aime tant attirer les tempêtes. C’est
dans cette région qu’on a enregistré les plus hautes vagues, jusqu’à trente
mètres de creux. Et je parle bien de vraies vagues, pas de vagues scélérates.






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