Quand la croisière a décidé de ne pas
faire escale à Dakar, au moment de l’épidémie de fièvre Ebola, elle a organisé
une escale au Cap Vert. Le commandant souhaitait ne pas repasser deux fois dans
le même port. Nous faisons donc escale aujourd'hui à Praia, 92 jours après
notre première escale à Mindelo qui se trouve à 260 km au nord-ouest. La boucle
est presque bouclée. Sur le chemin de Santa-Cruz, après-demain, nous croiserons
notre route aller, avant de franchir le tropique du cancer.
Nous aurons donc bouclé un tour du
monde complet en dessous du tropique du Cancer.
Praia est un port plus petit que
Mindelo. Notre escale est avant tout technique, nous devons refaire le plein de
carburant. Nous ne restons que six heures, et c’est le temps qu’il faut pour
charger quelques millions de litres de fuel lourd.
Nous prenons une navette qui nous
dépose sur le plateau, près de la grande place Alexandre d’Albuquerque et nous
découvrons ce quartier. Sur l’esplanade qui domine le port,
la statue de Diego Cortez, découvreur de l’île, regarde la mer.![]() |
| Martin chasseur à tête grise devant la mairie |
Nous visitons l’église, la mairie,
le ministère des Arts. Ces édifices importants sont entretenus sans ostentation
et laissent deviner une administration qui fonctionne correctement. D'ailleurs
il y a des chantiers de restauration ou de construction en cours en plusieurs
endroits. L’économie, sans être florissante assure un niveau de vie minimal.
Le marché regorge de fruits,
légumes, poissons. Tous les stands sont tenus par des femmes. L’activité y est
grande et la circulation difficile. Je tente quelques photos prises au jugé,
pour ne pas attirer trop l’attention de ces femmes qui n’aiment pas être
photographiées. Mais l’éclairage est mauvais et mes photos ne seront pas un
succès.
Une pause à la terrasse d’un café nous
donne l’occasion de voir la rue piétonne et ses passants, la population est
toute d’origine africaine. Quelques hommes semblent désœuvrés et discutent sans
fin en petits groupes. Les femmes s’activent, avec des provisions sur la tête,
des enfants à la main ou dans les bras, habillées de couleurs vives, et
souriantes quand elles se rencontrent. Les deux policiers qui passent devant
nous pour la troisième fois semblent montés sur roulements à bille, et roulent
leur mécanique, bien huilée, infatigable. On ne peut pas ignorer leur
importance et la puissance probable de leur musculature. Pourtant ils sont
calmes et patrouillent tranquillement dans leur bel uniforme bleu marine.![]() |
| Boutiques vides à la sortie du port |
Sur le chemin du retour, les
quartiers pauvres sont sur notre gauche, uniformément ocres et délabrés. Je ne
les avais pas vus en arrivant.
Praia n’est pas différente de Mindelo de ce point de
vue.
A l’heure du départ, les
passerelles sont retirées depuis un moment quand le bateau pétrolier termine le
plein et se détache enfin du Deliziosa.
Nous étions amarrés face à l’océan,
la sortie et juste en face ; nous sortons vite et prenons tout de suite, à
babord, le cap de Santa Cruz de Ténérif. Deux bons jours de mer.





coucou votre beau voyage approche de la fin .. que ded souvenirs e,n tête ..il va falloir ranger tout ça comme sur un disque dur ..
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je vous ai suivi ( et Jacques aussi ) et de temps en temps je vosu ai ms un commentaire qui n'apparait pas quand on ouvre le blog .. pas grave .. vous nous raconterez bien un peu ..
bon atterrissage .. les vagues virtuelles vont peut-être continuer à vous bercer .
en tout cas à bientôt en Alsace
bisous
Marie-Paule