De loin on aperçoit le profil de
dizaines de volcans qui se sont succédé sur Tenerife.
L’homme y a pourtant construit de
grandes villes. Il faut dire que le sol est riche, et que les Canaries sont
situées sur la route du sud qu’empruntaient les navires sur la route des
épices.
En quittant Santa Cruz, nous longeons l'aéroport qui détient le triste record de la plus effroyable catastrophe aérienne de l'histoire de l'aviation. Deux 747 sont entrés en collision sur cette piste faisant plus de 400 morts en 1977.Notre excursion nous emmène sur les
versants du volcan Teide, le plus haut sommet de l’Espagne.
Nous traversons d'abord une belle forêt de
pins canariens à trois longues aiguilles.
Cet arbre résiste bien au vent, et ses
multiples couches d’écorce lui permettent de survivre aux incendies. Les
aiguilles sèches sont encore utilisées pour confectionner des paillasses, mais
surtout pour tapisser les cultures et limiter l’évaporation comme nous le
faisons parfois avec de l’écorce.
Au-dessus de 2000 m, plus d’arbres.
La culture essentielle devient la lave nue.
Les coulées de lave sont
spectaculaires. Il faut dire que la lave coulait à assez basse température,
moins de 800 °, et qu’elle n’était pas fluide. Le résultat est un
enchevêtrement de blocs de différentes tailles, et une texture qui ressemble de loin à
une belle terre riche, et qui, de près, est dure et coupante comme du verre. Il est impossible d'y marcher, même avec de bonnes chaussures.
Par endroit j’ai l’impression qu’un
laboureur géant a fraîchement retourné la terre en creusant des sillons de 20 m
de hauteur. Le plus spectaculaire est que son champ fait plusieurs 17 kilomètres
de diamètre.
Au pied du volcan, restent de
gigantesques blocs pointés vers le ciel. Les plus imaginatifs y retrouvent leurs personnages préférés.
En l’absence de pluie, l’érosion est
quasi inexistante et le relief présente des arêtes encore très aiguës. La
photographie, une fois encore, est impuissante à transmettre la force de ces
paysages.
L'avantage de l'air pur et sec que l'on trouve en altitude est une excellent visibilité des étoiles. L'observatoire de Palma est un des plus réputés du monde.
La descente nous offre la surprise
d’une immense mer de nuage sur la côte est. Ravissement pour les yeux.
Nous rentrons au bateau avec des
images d’un autre monde plein la tête. Que notre terre est belle de ses
spectaculaires paysages.
Demain, nous visitons une autre île
du même archipel : Lanzarote.








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