Ce blog parle de notre voyage autour du monde austral du 7 janvier au 30 avril 2015.
Nous sommes heureux de vous y faire partager nos préparatifs, nos récits et nos photos.
A lire de préférence en partant de la date la plus ancienne, pour garder le fil.
NOUVEAU : Plein de photos et des cartes ajoutées progressivement aux pages d'origine.
(16/10/2018 : jusqu'à Moorea).

samedi 25 avril 2015

Santa Cruz de Ténérife

Les îles Canaries sont des volcans nés sous l’océan qui ont grandi jusqu'à percer la surface de l’eau. Toute la roche des îles est volcanique.
De loin on aperçoit le profil de dizaines de volcans qui se sont succédé sur Tenerife.
De près on se trouve dans un relief très tourmenté où la plaine a peu de place.
L’homme y a pourtant construit de grandes villes. Il faut dire que le sol est riche, et que les Canaries sont situées sur la route du sud qu’empruntaient les navires sur la route des épices.


En quittant Santa Cruz, nous longeons l'aéroport qui détient le triste record de la plus effroyable catastrophe aérienne de l'histoire de l'aviation. Deux 747 sont entrés en collision sur cette piste faisant plus de 400 morts en 1977.Notre excursion nous emmène sur les versants du volcan Teide, le plus haut sommet de l’Espagne.





Le plus haut point de notre parcours atteint les 2500 m.


Nous traversons d'abord une belle forêt de pins canariens à trois longues aiguilles. 






Cet arbre résiste bien au vent, et ses multiples couches d’écorce lui permettent de survivre aux incendies. Les aiguilles sèches sont encore utilisées pour confectionner des paillasses, mais surtout pour tapisser les cultures et limiter l’évaporation comme nous le faisons parfois avec de l’écorce.




La récolte d'aiguilles nettoie aussi la forêt pour éviter la propagation des incendies.













Au-dessus de 2000 m, plus d’arbres. La culture essentielle devient la lave nue.
Les coulées de lave sont spectaculaires. Il faut dire que la lave coulait à assez basse température, moins de 800 °, et qu’elle n’était pas fluide. Le résultat est un enchevêtrement de blocs de différentes tailles, et une texture qui ressemble de loin à une belle terre riche, et qui, de près, est dure et coupante comme du verre. Il est impossible d'y marcher, même avec de bonnes chaussures.
Par endroit j’ai l’impression qu’un laboureur géant a fraîchement retourné la terre en creusant des sillons de 20 m de hauteur. Le plus spectaculaire est que son champ fait plusieurs 17 kilomètres de diamètre.

Au pied du volcan, restent de gigantesques blocs pointés vers le ciel. Les plus imaginatifs y retrouvent leurs personnages préférés. 









En l’absence de pluie, l’érosion est quasi inexistante et le relief présente des arêtes encore très aiguës. La photographie, une fois encore, est impuissante à transmettre la force de ces paysages.






L'avantage de l'air pur et sec que l'on trouve en altitude est une excellent visibilité des étoiles. L'observatoire de Palma est un des plus réputés du monde.







La descente nous offre la surprise d’une immense mer de nuage sur la côte est. Ravissement pour les yeux.



Nous rentrons au bateau avec des images d’un autre monde plein la tête. Que notre terre est belle de ses spectaculaires paysages.
Demain, nous visitons une autre île du même archipel : Lanzarote. 

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