Ce blog parle de notre voyage autour du monde austral du 7 janvier au 30 avril 2015.
Nous sommes heureux de vous y faire partager nos préparatifs, nos récits et nos photos.
A lire de préférence en partant de la date la plus ancienne, pour garder le fil.
NOUVEAU : Plein de photos et des cartes ajoutées progressivement aux pages d'origine.
(16/10/2018 : jusqu'à Moorea).

vendredi 10 avril 2015

Le Cap

Hier soir vers 21 h, nous étions au restaurant du pont 2 quand le phare de la pointe d'Aguilhas nous a fait un clin d’œil toutes les 5 secondes à travers les baies vitrées. C’est le point le plus au sud de l’Afrique. Il n’est pas aussi connu que le Cap de Bonne Espérance, car il n’est à proximité d’aucun port.

Le Cap de Bonne Espérance, nous le dépassons au petit matin, avant notre entrée dans la baie du Cap, mais je dors encore. 
Quand j’ouvre un œil et tire le rideau, je prends en plein visage l’image de la Table qui domine Le Cap. Cette falaise fameuse de 1000 m de hauteur ferme la baie derrière la ville. Son sommet absolument plat, est à peine éclairé par le soleil levant. Spectacle grandiose.
Je me souviens que les pyramides d’Egypte, face à notre balcon, m’avaient fait une impression similaire à mon réveil au Caire.
Je ne m’attendais pas à être juste en face, à la voir maintenant, je ne l’attendais pas, j’avais oublié mes lectures et sa description, mais je l’ai reconnue comme si je l’avais toujours vue, là, sur l’instant.
Ce panorama du Cap est inoubliable. Je bondis sur mon appareil avant que le soleil ne change de couleur.
La journée commence bien.


Premier jour : tour de ville.
Ce matin, nous avons la chance d’avoir Carlo, le conférencier, comme interprète de notre guide, de langue anglaise. Non seulement la traduction est bonne, mais quelques explications supplémentaires ajoutent à l’intérêt de la visite.
La visite du musée du Cap nous amène à traverser le beau jardin, aménagé dès l’origine de la ville pour nourrir les marins de passage et fournir des légumes et fruits frais aux navires. Puis nous pénétrons dans ce beau musée, essentiellement consacré à l’histoire naturelle. Outre les squelettes de dinosaures et de baleines, toujours impressionnants, et les descriptions des requins et des raies, côtoyés par les riverains du port, deux départements attirent particulièrement mon attention. 

Le premier est celui des minéraux, extrêmement riche et bien organisé, avec une collection de calcites bien mise en évidence ;  le second est celui de l’histoire de l’humanité illustrée par les traces qu’elle a laissé dans le pays.
Peintures rupestres, restes de peinture fabriquée et conservée dans une coquille de nacre depuis 100 000 ans, et, plus près de nous, objets de la vie quotidienne des tribus de la région, agrémentés de commentaires vidéo de représentants des peuples en question. Je voudrais avoir des heures devant moi pour lire les explications et écouter les vidéos.



L’autocar nous conduit à travers le quartier Malais. Ses maisons sont si belles et leurs couleurs si vives qu’elles ont été classées et que les propriétaires ne peuvent plus changer leurs couleurs. Ce quartier donne une impression de gaité et de propreté.





Nous passons au pied de la colline du signal (Signal Hill), puis du rocher de la tête de lion (Lion’s Head) pour rejoindre les plages du sud de la ville. 

Quartiers riches avec de magnifiques maisons modernes qui dominent la mer. Belles plages et beaux rochers, mais plages décoratives. L’eau dépasse rarement les douze degrés. Elles sont baignées par l’Atlantique sud qui remonte de l’Antarctique. Mais l’eau serait-elle bonne qu’il faudrait multiplier les filets anti-requins, car ils sont nombreux et féroces.



L'après-midi, nous sortons sur le port et visitons une partie du nouveau quartier touristique.
La vieille tour de l'horloge nous sert de repère.

Au bout d'un quai, quelques marches au-dessus de l'eau quelques otaries se prélassent.








En fin de soirée, la brume s'annonce et envahit rapidement le port. J'ai le temps de saisir quelques belles photo surréalistes. Ici le vaisseau fantôme et les trois girafes.


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