Hier soir vers 21 h, nous étions au
restaurant du pont 2 quand le phare de la pointe d'Aguilhas nous a fait un clin
d’œil toutes les 5 secondes à travers les baies vitrées. C’est le point le plus
au sud de l’Afrique. Il n’est pas aussi connu que le Cap de Bonne Espérance,
car il n’est à proximité d’aucun port.
Le Cap de Bonne Espérance, nous le dépassons
au petit matin, avant notre entrée dans la baie du Cap, mais je dors encore.
Quand
j’ouvre un œil et tire le rideau, je prends en plein visage l’image de la Table
qui domine Le Cap. Cette falaise fameuse de 1000 m de hauteur ferme la baie
derrière la ville. Son sommet absolument plat, est à peine éclairé par le
soleil levant. Spectacle grandiose.
Je me souviens que les pyramides d’Egypte,
face à notre balcon, m’avaient fait une impression similaire à mon réveil au
Caire.
Je ne m’attendais pas à être juste
en face, à la voir maintenant, je ne l’attendais pas, j’avais oublié mes
lectures et sa description, mais je l’ai reconnue comme si je l’avais toujours
vue, là, sur l’instant.
Ce panorama du Cap est inoubliable.
Je bondis sur mon appareil avant que le soleil ne change de couleur.
La journée commence bien.
Premier jour : tour de ville.
Ce matin, nous avons la chance d’avoir
Carlo, le conférencier, comme interprète de notre guide, de langue anglaise.
Non seulement la traduction est bonne, mais quelques explications
supplémentaires ajoutent à l’intérêt de la visite.
La visite du musée du Cap nous
amène à traverser le beau jardin, aménagé dès l’origine de la ville pour
nourrir les marins de passage et fournir des légumes et fruits frais aux
navires. Puis nous pénétrons dans ce beau musée, essentiellement consacré à l’histoire
naturelle. Outre les squelettes de dinosaures et de baleines, toujours impressionnants,
et les descriptions des requins et des raies, côtoyés par les riverains du
port, deux départements attirent particulièrement mon attention.
Le premier est
celui des minéraux, extrêmement riche et bien organisé, avec une collection de
calcites bien mise en évidence ; le
second est celui de l’histoire de l’humanité illustrée par les traces qu’elle a
laissé dans le pays.
L’autocar nous conduit à travers le
quartier Malais. Ses maisons sont si belles et leurs couleurs si vives qu’elles
ont été classées et que les propriétaires ne peuvent plus changer leurs
couleurs. Ce quartier donne une impression de gaité et de propreté.
Nous passons au pied de la colline
du signal (Signal Hill), puis du rocher de la tête de lion (Lion’s Head) pour
rejoindre les plages du sud de la ville.
Quartiers riches avec de magnifiques
maisons modernes qui dominent la mer. Belles plages et beaux rochers, mais
plages décoratives. L’eau dépasse rarement les douze degrés. Elles sont
baignées par l’Atlantique sud qui remonte de l’Antarctique. Mais l’eau
serait-elle bonne qu’il faudrait multiplier les filets anti-requins, car ils
sont nombreux et féroces.
L'après-midi, nous sortons sur le port et visitons une partie du nouveau quartier touristique.
La vieille tour de l'horloge nous sert de repère.
Au bout d'un quai, quelques marches au-dessus de l'eau quelques otaries se prélassent.
En fin de soirée, la brume s'annonce et envahit rapidement le port. J'ai le temps de saisir quelques belles photo surréalistes. Ici le vaisseau fantôme et les trois girafes.






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