Dimanche 11 janvier
Aujourd’hui, nous sommes en mer. Elle est calme. Au petit
nombre de moutons sur le sommet des vagues, je pense que le vent est de force
2. Autant dire rien.
Je passe un bon moment avec Renée, dite Montagnette, pour
connecter son ordinateur sur l’Internet, et organiser ses dossiers de photos,
puis avec Bernard, dit ABMX30, qui démarre un blog similaire à celui-ci. Les
compétences informatiques sont précieuses, quand il s’agit d’économiser la
bande passante des liaisons satellites.
J’essaie de recoudre cinq photos ensemble pour restituer la
grandeur de la Mosquée de Casablanca. Photoshop fait des miracles (photo).
La
photo n’est pas impressionnante de premier abord, mais quand on regarde la
taille des personnes à la porte d’entrée, on réalise combien elle est immense.
Au dîner, la table a été dressée pour 8 personnes, nous y
sommes plus à l’aise, et les serveurs sont d’humeur joyeuse et de compétence
efficace. Nous sommes encore une fois les derniers à quitter la salle à manger.
Vers 20 h, nous avons atteint la latitude des Canaries. Nous
ne les voyons pas : avec Michel, nous avons calculé sur un coin de table la
distance de l’horizon. Comme le pont n° 9 est à une trentaine de mètres au-dessus
de l’eau, et comme la terre est une sphère de 40000/Pi = 6366 km de rayon,
on peut calculer que l’horizon est approximativement à racine carrée de (2*6366*0.030)
= 19,9 km. Les Canaries sont à une centaine de km sur tribord, ceci explique
cela.

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