Belle
manœuvre pour aller stationner le long du même quai, en marche arrière. Quel
créneau avec un bateau de 300 m !
Recife
est déjà réveillée, ensoleillée et son front de mer est celui d’une grande
ville, plus de 3 millions d’habitants avec sa banlieue. Aujourd’hui, la visite que nous avons choisie
démarre vers 13 h 30. Nous avons la matinée pour regarder l’entrainement des
équipages des chaloupes.
Magnifiques catamarans à deux moteurs, capable d’emporter 150 naufragés. Les manœuvres d’accostage se succèdent. Toutes avec succès. Rassurant. Ils savent conduire. Puis chacune des trois vient s’arrimer à ses deux crochets et remonte prendre sa place au niveau du pont 4.
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| Nos chaloupes à l'entraînement |
Magnifiques catamarans à deux moteurs, capable d’emporter 150 naufragés. Les manœuvres d’accostage se succèdent. Toutes avec succès. Rassurant. Ils savent conduire. Puis chacune des trois vient s’arrimer à ses deux crochets et remonte prendre sa place au niveau du pont 4.
Après
midi visite de la plus ancienne église (1535) du Brésil à Igarassu (le gros
bateau, en indien – celui des espagnols qui arriva sur cette côte vers 1500). Elle
a été remaniée mais je comprends à quel point c’est important pour ce jeune
continent de conserver et de valoriser sa courte histoire.
J’avais eu la même
sensation à Los Angeles, en visitant Olvera Street et sa plus vieille maison.
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| Eglise des Saints Come et Damien, Igarassu |
La
prochaine visite est pour l’Ile d’Itamaraca, la pierre qui chante (maracas).
On
y accède par un pont, et son centre d’intérêt est le conservatoire des
lamantins . Ce mammifère marin est herbivore. Peu farouche, il s’approche des
bateaux et se blesse dans les hélices. Sur les rivages très peuplés comme ceux
du Brésil, l’animal est en voie de disparition. On le capture donc et on le
transporte dans des zones moins dangereuses.
Ici quelques spécimens sont gardés
et sont l’objet d’études. Les moyens manquent et même si les bâtiments sont
entretenus avec assez de soin et reçoivent de nombreux visiteurs brésiliens et
étrangers, les bassins sont bien petits pour ces animaux qui pèsent jusqu’à 800
kg et mangent 80 kg de légumes ou d’algues par jour. La plus grosse femelle a
51 ans. J’entends autour de moi des critiques. Ces lamantins doivent être
malheureux dans de si petits espaces. Mais je comprends aussi que ce pays au
niveau de vie encore faible a bien du mérite à consacrer tous ces efforts pour
la sauvegarde de ces animaux. Il y a d’autres conservatoires dans tout le pays
pour les tortues, les dauphins et d’autres encore.
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| Squelette de balaine dans le centre de prévention pour Lamantins |
Ici quelques spécimens sont gardés
et sont l’objet d’études. Les moyens manquent et même si les bâtiments sont
entretenus avec assez de soin et reçoivent de nombreux visiteurs brésiliens et
étrangers, les bassins sont bien petits pour ces animaux qui pèsent jusqu’à 800
kg et mangent 80 kg de légumes ou d’algues par jour. La plus grosse femelle a
51 ans. J’entends autour de moi des critiques. Ces lamantins doivent être
malheureux dans de si petits espaces. Mais je comprends aussi que ce pays au
niveau de vie encore faible a bien du mérite à consacrer tous ces efforts pour
la sauvegarde de ces animaux. Il y a d’autres conservatoires dans tout le pays
pour les tortues, les dauphins et d’autres encore.
La
journée se termine sur une petite île à touristes.
Elle est petite, et bien verte. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’elle est paradisiaque comme l’annoncent les prospectus. La plage Praia da Coroa do Avião est bordée de paillotes. On y boit de la caipirinha, boisson au rhum et au citron. Excellente et bien servie par des garçons sympathiques. Pour atteindre cette petite île, il faut prendre un bac qui m’inspire une confiance limitée. Je ne suis pas sûr que le pilote soit du niveau de nos équipages de chaloupes. Mais l’eau est chaude, et la traversée courte.
Elle est petite, et bien verte. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’elle est paradisiaque comme l’annoncent les prospectus. La plage Praia da Coroa do Avião est bordée de paillotes. On y boit de la caipirinha, boisson au rhum et au citron. Excellente et bien servie par des garçons sympathiques. Pour atteindre cette petite île, il faut prendre un bac qui m’inspire une confiance limitée. Je ne suis pas sûr que le pilote soit du niveau de nos équipages de chaloupes. Mais l’eau est chaude, et la traversée courte.
Au
retour, l’accostage sur le sable n’est pas très réussi, la dernière marche est
haute et les plus grands ont de l’eau à mi-cuisse quand ils descendent sur la
plage, je ne vous dis pas les plus petites…
La plupart des shorts seront mouillés. On s’assiéra sur les serviettes dans le car.
La plupart des shorts seront mouillés. On s’assiéra sur les serviettes dans le car.
Dès
que nous arrivons sur le Deliziosa, il prend la mer pour Maceio.
Je
retiens de cette première journée que le Brésil semble se battre avec énergie pour améliorer
la condition de vie de ses habitants. L’écart est encore bien grand entre le centre-ville
et les favelas et le revenu moyen est de 250 Euros par mois. Mais les entreprises
se développent. Les écoles semblent nombreuses et bien entretenues. Nous en verrons
plus dans les autres étapes.









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