Ce blog parle de notre voyage autour du monde austral du 7 janvier au 30 avril 2015.
Nous sommes heureux de vous y faire partager nos préparatifs, nos récits et nos photos.
A lire de préférence en partant de la date la plus ancienne, pour garder le fil.
NOUVEAU : Plein de photos et des cartes ajoutées progressivement aux pages d'origine.
(16/10/2018 : jusqu'à Moorea).

lundi 19 janvier 2015

Recife - Brésil



Quand le soleil me réveille, il est 5 h 30. Le bateau de croisière que je voyais hier soir est à la même place devant nous. Nous avons traversé la nuit à la même vitesse. Je décide de me recoucher un moment. A 6 h 30 l’autre bateau est déjà à quai et nous commençons nos manœuvres pour entrer dans le port.


Belle manœuvre pour aller stationner le long du même quai, en marche arrière. Quel créneau avec un bateau de 300 m !

Recife est déjà réveillée, ensoleillée et son front de mer est celui d’une grande ville, plus de 3 millions d’habitants avec sa banlieue. Aujourd’hui, la visite que nous avons choisie démarre vers 13 h 30. Nous avons la matinée pour regarder l’entrainement des équipages des chaloupes.

Nos chaloupes à l'entraînement

 Magnifiques catamarans à deux moteurs, capable d’emporter 150 naufragés. Les manœuvres d’accostage se succèdent. Toutes avec succès. Rassurant. Ils savent conduire. Puis chacune des trois vient s’arrimer à ses deux crochets et remonte prendre sa place au niveau du pont 4.

Après midi visite de la plus ancienne église (1535) du Brésil à Igarassu (le gros bateau, en indien – celui des espagnols qui arriva sur cette côte vers 1500). Elle a été remaniée mais je comprends à quel point c’est important pour ce jeune continent de conserver et de valoriser sa courte histoire.
Eglise des Saints Come et Damien, Igarassu
J’avais eu la même sensation à Los Angeles, en visitant Olvera Street et sa plus vieille maison.

La prochaine visite est pour l’Ile d’Itamaraca, la pierre qui chante (maracas). 
Squelette de balaine dans le centre de prévention pour Lamantins
On y accède par un pont, et son centre d’intérêt est le conservatoire des lamantins . Ce mammifère marin est herbivore. Peu farouche, il s’approche des bateaux et se blesse dans les hélices. Sur les rivages très peuplés comme ceux du Brésil, l’animal est en voie de disparition. On le capture donc et on le transporte dans des zones moins dangereuses. 
Ici quelques spécimens sont gardés et sont l’objet d’études. Les moyens manquent et même si les bâtiments sont entretenus avec assez de soin et reçoivent de nombreux visiteurs brésiliens et étrangers, les bassins sont bien petits pour ces animaux qui pèsent jusqu’à 800 kg et mangent 80 kg de légumes ou d’algues par jour. La plus grosse femelle a 51 ans. J’entends autour de moi des critiques. Ces lamantins doivent être malheureux dans de si petits espaces. Mais je comprends aussi que ce pays au niveau de vie encore faible a bien du mérite à consacrer tous ces efforts pour la sauvegarde de ces animaux. Il y a d’autres conservatoires dans tout le pays pour les tortues, les dauphins et d’autres encore.

La journée se termine sur une petite île à touristes. 
Elle est petite, et bien verte. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’elle est paradisiaque comme l’annoncent les prospectus. La plage Praia da Coroa do Avião est bordée de paillotes. On y boit de la caipirinha, boisson au rhum et au citron. Excellente et bien servie par des garçons sympathiques. Pour atteindre cette petite île, il faut prendre un bac qui m’inspire une confiance limitée. Je ne suis pas sûr que le pilote soit du niveau de nos équipages de chaloupes. Mais l’eau est chaude, et la traversée courte.
Au retour, l’accostage sur le sable n’est pas très réussi, la dernière marche est haute et les plus grands ont de l’eau à mi-cuisse quand ils descendent sur la plage, je ne vous dis pas les plus petites… 

La plupart des shorts seront mouillés. On s’assiéra sur les serviettes dans le car.

Dès que nous arrivons sur le Deliziosa, il prend la mer pour Maceio.

Je retiens de cette première journée que le Brésil semble se battre avec énergie pour améliorer la condition de vie de ses habitants. L’écart est encore bien grand entre le centre-ville et les favelas et le revenu moyen est de 250 Euros par mois. Mais les entreprises se développent. Les écoles semblent nombreuses et bien entretenues. Nous en verrons plus dans les autres étapes.

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