Ce blog parle de notre voyage autour du monde austral du 7 janvier au 30 avril 2015.
Nous sommes heureux de vous y faire partager nos préparatifs, nos récits et nos photos.
A lire de préférence en partant de la date la plus ancienne, pour garder le fil.
NOUVEAU : Plein de photos et des cartes ajoutées progressivement aux pages d'origine.
(16/10/2018 : jusqu'à Moorea).

vendredi 23 janvier 2015

Rio de Janeiro




Ce matin, il fait beau, la mer est désespérément calme. Nous passons le phare du Cap Frio, et je devine au loin des reliefs qui suggère le pain de sucre. Sans en être encore certain, malgré mon GPS, je crois voir l’entrée de la baie.
Pain de Sucre

L’approche depuis l’avant du pont 10 devient majestueuse. Le pain de sucre domine le côté Ouest du chenal. Plus à l’Ouest une immense plage blanche bordée d’immeubles clairs. C’est Copacabana. Plus au Nord Ouest, un piton plus haut que les autres dissimule son sommet dans les nuages. Je pense que c’est le Corcovado. Mes voisins le confirment, mais on ne voit pas le Christ aux bras ouverts. Ah! si ! vite une photo avant qu'il ne redisparaisse !
Corcovado et Christ rédempteur
Avec l'aide de Photoshop, j'éliminerai un peu de ce voile grisâtre.

La baie s’élargit. Elle est immense. L’aéroport Santos Dumont est à fleur d’eau. L’île de l’Académie Navale est magnifique ; ses bâtiments sont repeints fraîchement.

Ce matin, pendant les dernières manœuvres d’accostage, Carlo nous parle des danses brésiliennes et de leurs origines, africaines, portugaises et indiennes. Il nous fait bien comprendre l’importance de ces apports et nous explique comment retrouver dans chacune de ces danses la part qui revient à chacun :


  • les tambours africains et les rythmes lancinants des cérémonies animistes, 
  • les guitares portugaises et les joyeuses processions religieuses des rois mages, 
  • les flûtes indiennes et les transes où l’on devient pour quelques moments l’animal qui nous protège. 

S’y mêlent les simulacres de combats que pourraient mener les esclaves contre leurs maîtres, entraînement dissimulé.
Je comprends mieux le succès populaire de ces danses et celui du carnaval où chacun retrouve une part (ou plusieurs) de ses racines. L’originalité du mélange de ces chorégraphies renvoie avec précision au mélange des couleurs de peaux actuel, et si le Brésil d’aujourd’hui donne une si grande importance à ces racines culturelles, à leur retour, et à leur développement, c’est qu’elles rassemblent son peuple comme rien d’autre ne pourrait le faire.
Téléphérique pour le Pain de Sucre
L’après-midi est consacré à la queue. Je veux dire que pour une demi-heure passée au sommet du pain de sucre, nous avons passé cinq heures et demie dans des files d’attente (montée, station intermédiaire, et descente).




Baie de Rio ou Guanabara
Heureusement le spectacle le vaut et la vue sur la baie de Guanabara (que seuls les français appellent baie de Rio), 
Copacabana à gauche, vue du téléphérique
et sur la plage de Copacabana, est magnifique.
Michel avec Carlo, sur Copacabana
Par chance nous avons le car où se trouve Carlo Scopoletti, le conférencier, et je passe l’essentiel de l’après-midi avec lui qui, outre l’histoire, aime l’astronomie et l’histoire des sciences.
Une favela
Joueur de Hang drum (instrument suisse !)
Nous rentrons au bateau très tard, et dînons très vite pour assister au spectacle de danses brésiliennes et mettre en pratique nos découvertes du matin. Bonne soirée.


Demain, la plage de Copacabana.

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