Ce
matin, il fait beau, la mer est désespérément calme. Nous passons le phare du
Cap Frio, et je devine au loin des reliefs qui suggère le pain de sucre. Sans
en être encore certain, malgré mon GPS, je crois voir l’entrée de la baie.
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| Pain de Sucre |
L’approche
depuis l’avant du pont 10 devient majestueuse. Le pain de sucre domine le côté
Ouest du chenal. Plus à l’Ouest une immense plage blanche bordée d’immeubles
clairs. C’est Copacabana. Plus au Nord Ouest, un piton plus haut que les autres
dissimule son sommet dans les nuages. Je pense que c’est le Corcovado. Mes
voisins le confirment, mais on ne voit pas le Christ aux bras ouverts. Ah! si ! vite une photo avant qu'il ne redisparaisse !
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| Corcovado et Christ rédempteur |
Avec l'aide de Photoshop, j'éliminerai un peu de ce voile grisâtre.
La baie s’élargit. Elle est immense. L’aéroport Santos Dumont est à fleur d’eau.
L’île de l’Académie Navale est magnifique ; ses bâtiments sont repeints
fraîchement.
Ce matin, pendant les dernières manœuvres d’accostage, Carlo nous parle des danses
brésiliennes et de leurs origines, africaines, portugaises et indiennes. Il
nous fait bien comprendre l’importance de ces apports et nous explique comment
retrouver dans chacune de ces danses la part qui revient à chacun :
- les tambours
africains et les rythmes lancinants des cérémonies animistes,
- les guitares
portugaises et les joyeuses processions religieuses des rois mages,
- les flûtes
indiennes et les transes où l’on devient pour quelques moments l’animal qui
nous protège.
S’y mêlent les simulacres de combats que pourraient mener les
esclaves contre leurs maîtres, entraînement dissimulé.
Je
comprends mieux le succès populaire de ces danses et celui du carnaval où
chacun retrouve une part (ou plusieurs) de ses racines. L’originalité du
mélange de ces chorégraphies renvoie avec précision au mélange des couleurs de
peaux actuel, et si le Brésil d’aujourd’hui donne une si grande importance à
ces racines culturelles, à leur retour, et à leur développement, c’est qu’elles
rassemblent son peuple comme rien d’autre ne pourrait le faire.
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| Téléphérique pour le Pain de Sucre |
L’après-midi
est consacré à la queue. Je veux dire que pour une demi-heure passée au sommet
du pain de sucre, nous avons passé cinq heures et demie dans des files
d’attente (montée, station intermédiaire, et descente).
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| Baie de Rio ou Guanabara |
Heureusement
le spectacle le vaut et la vue sur la baie de Guanabara (que seuls les français
appellent baie de Rio),
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| Copacabana à gauche, vue du téléphérique |
et sur la plage de Copacabana, est magnifique.
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| Michel avec Carlo, sur Copacabana |
Par chance nous avons le car où se trouve Carlo Scopoletti, le conférencier, et je passe
l’essentiel de l’après-midi avec lui qui, outre l’histoire, aime l’astronomie
et l’histoire des sciences.
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| Une favela |
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| Joueur de Hang drum (instrument suisse !) |
Nous
rentrons au bateau très tard, et dînons très vite pour assister au spectacle de
danses brésiliennes et mettre en pratique nos découvertes du matin. Bonne
soirée.
Demain,
la plage de Copacabana.
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