Ce blog parle de notre voyage autour du monde austral du 7 janvier au 30 avril 2015.
Nous sommes heureux de vous y faire partager nos préparatifs, nos récits et nos photos.
A lire de préférence en partant de la date la plus ancienne, pour garder le fil.
NOUVEAU : Plein de photos et des cartes ajoutées progressivement aux pages d'origine.
(16/10/2018 : jusqu'à Moorea).

dimanche 18 janvier 2015

L'île Fernando de Noronha



Frégate
Fou de Bassan
Le ciel est bleu, parsemé de nuages. La mer est calme. Nous apercevons des oiseaux. Signe que la terre n’est plus très loin.
Fou de Bassan devant les îles


En effet, nous passons à deux ou trois milles nautiques des Iles de Fernando de Noronha, qui appartiennent au Brésil. Des pitons volcaniques sont visibles de loin. A plus de 40 km je crois déceler quelque chose à l’horizon. Une photo prise à tout hasard, une fois augmenté son contraste, montre que ce sont bien des montagnes.
A vingt milles, les îles sont bien visibles. Mais une brume les enveloppe, et il n’est pas facile d’y distinguer beaucoup de détails sans des jumelles ou un bon zoom.
Martine sur le pont 3, ouvert aux embruns.

Un passage par Photoshop  pour augmenter le contraste et les constructions humaines apparaissent.

Attaque en piqué
Nous sommes assaillis d’oiseaux qui profitent de la taille du bateau pour voler sans efforts dans les ascendances qu’il crée à l’avant et sur son côté bâbord, qui est au vent. J’en observe qui volent plus de cinq minutes sans jamais battre des ailes. Puis soudain, ils plongent sur les poissons proches de la surface.
Les photographes s’en donnent à cœur joie sur le pont supérieur. Comme moi ils auront bientôt un joli coup de soleil sur le crâne : le vent du large nous dissimule lâchement la chaleur du soleil.

A midi, un couple français, qui avait vu un de mes articles sur Forum-Voyage me demande de leur expliquer ce que sont les fuseaux horaires et la ligne de changement de date. Je passe donc un moment avec eux autour d’un thé, avec mes cartes et mes montages en papier. J’aime beaucoup partager ce que je sais, et voir dans leurs yeux la soudaine lumière de plaisir qui affiche la compréhension de ce qu’ils croyaient, quelques minutes plus tôt, inabordable. C’est le regard de l’enfant qui découvre sous le papier cadeau, le jouet qu’il pensait ne jamais avoir. C’est aussi un beau cadeau pour celui qui explique...
Cette nuit sera la dernière avant la terre d’Amérique du Sud. Un beau coucher de soleil, le premier de ce voyage.
Puis des étoiles inconnues s’allument progressivement. Au retour du dîner, la constellation de Pégase avec son immense carré, et sa voisine Andromède occupent tout le ciel en face de notre balcon. Merci Google Sky Map pour nous avoir présenté ; on m'avait parlé de vous, mais je ne vous aurais pas reconnues.
Seule constellation que je reconnaisse, Cassiopée joue à cache-cache avec des nuages, tout au nord, vers l’arrière du bateau. Ça me rassure de la reconnaître. Nous n’avons pas complètement changé de galaxie.

Au loin vers le sud-ouest je distingue les lumières d’un autre bateau de croisière. Il semble poursuivre le même but que nous. Je verrai bien demain matin. Vers sept heures nous devrions entrer dans le port de Recife. J’essaie de trouver le sommeil dans une douce chaleur moite. Heureusement que l’air conditionné fonctionne. Et en silence.

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