Ce blog parle de notre voyage autour du monde austral du 7 janvier au 30 avril 2015.
Nous sommes heureux de vous y faire partager nos préparatifs, nos récits et nos photos.
A lire de préférence en partant de la date la plus ancienne, pour garder le fil.
NOUVEAU : Plein de photos et des cartes ajoutées progressivement aux pages d'origine.
(16/10/2018 : jusqu'à Moorea).

lundi 16 février 2015

Valparaiso et Viña del Mar

Aujourd'hui Michel est très enrhumé, probablement un problème de clim, de différence de température entre la cabine, les couloirs, le théâtre ou bien tout simplement le partage des nombreux virus qui aiment passer d’un passager à l’autre !
Donc je prends le relais et je suis très heureuse de venir vous livrer mes impressions et émotions du jour !
Les premières lueurs nous confirment que nous sommes encore dans le port de Valparaiso ! Nous avons en vis-à-vis, à quelques mètres, des énormes containers qui seront
chargés sur des camions qui se succèdent à une allure infernale ! Mais comment savent-ils quel container prendre et où le décharger ? Cela reste pour moi la grande question ! Je reste un moment au balcon intriguée par cette valse incessante ! Et puis je décide de monter au pont 11 pour photographier la ville, la lumière est meilleure ce matin. Les façades colorées ressortent mieux, je crois pouvoir faire de belles photos !

L’ambiance sur le bateau est différente ; de nouveaux croisiéristes sont arrivés et cherchent leurs marques, ils vont vite s’y faire ; je retrouve grâce à eux les hésitations des premiers jours et l’accueil de l’équipage que je n’avais pas totalement apprécié compte tenu du petit stress de l’installation !
Après un déjeuner pris rapidement au self nous attendons au théâtre le moment de l’embarquement pour une excursion intitulée « la ville de Valparaiso et les merveilles de Viña del Mar ». Notre car nous attend, ce sera le car 26 ; notre guide plus jeune et plus dynamique que celui d’hier nous entraînera dans les rues de Valparaiso ; à peu de choses près ce seront les points importants que nous avions fait hier, la taille du car sert de gabarit. 
Quelques arrêts photos et nous filons vers Viña del Mar, la station balnéaire branchée ; au passage nous admirons l’horloge fleurie qui a été offerte à la ville par des suisses, inutile de vous dire que cette horloge marque l’heure à la seconde près, nous nous amusons de voir le mouvement de la trotteuse. Nous arrivons sur cette plage de sable fin où des baigneurs courageux, l’eau est à 14 degrés, profitent de leur mois de vacances au bord de la mer, et oui nous sommes ici en plein été !
Pélicans au premier plan
Un peu plus loin, nous observons, de la côte très découpée, posés sur des rochers noirs des pélicans, cormorans, aigrettes, lions de mer et phoques ! 










Pélicans

Aigrette et son image

Courlis Corlieu, avec sa raie blanche

et puis oh bonheur nous assistons au ballet des lions de mer ils sautent devant nous, ils paradent, ce spectacle fabuleux est ponctué de cris : oui, oui, là, oh regarde, tu les vois ? Nous sommes à nouveau des enfants devant la beauté de cette nature ! Il fait beau, certes avec un peu de vent, mais maintenant nous sommes habitués ; le temps passe trop vite nous devons reprendre le car, le Deliziosa nous attend !


Une fois à bord, une annonce nous surprend ! Notre correspondant francophone parle au nom du commandant et  nous apprend par haut-parleur qu’à cause d’un problème technique nous ne partirons pas ce soir, nous aurons plus d’informations demain matin ; ceci ne remettant pas en cause la sécurité du bateau ni de ses passagers. Les imaginations travaillent, chacun y va de son interprétation, c’est un vrai festival. Confiante dans la décision du commandant, et aussi par les arguments de Michel, je m’amuse de la situation !
Un peu de lecture sur le balcon qui a retrouvé son soleil, et puis l’heure du spectacle arrive, ce soir ce sera un concert classique. Aldo Nicolini, un de nos deux pianistes à bord, nous enchantera durant trois quart d’heure avec Mozart, Chopin, Beethoven et surprise pour moi une œuvre d’E. Moricone que je ne connaissais qu’à travers ses musiques de film ; de retour en France je chercherai plus de détails !
Michel a préféré rester en cabine, c’est donc seule que j’irai partager le dîner avec nos amis !
Je rentre « chez nous » à pas de loup, et depuis le balcon la vue est très limitée : en vis-à-vis il n’y a que des hauteurs de containers, et par-dessus au loin la ville éclairée !
Je m’endors en espérant que le Deliziosa pourra partir demain, car prendre du retard remettrait peut-être en cause notre escale à l’Ile de Pâques ! Et cela ce n’est pas concevable, nous rêvons de ce débarquement au milieu des Moaïs depuis si longtemps ! 

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