Aujourd'hui Michel est très
enrhumé, probablement un problème de clim, de différence de température entre
la cabine, les couloirs, le théâtre ou bien tout simplement le partage des
nombreux virus qui aiment passer d’un passager à l’autre !
Donc je prends le relais et je suis
très heureuse de venir vous livrer mes impressions et émotions du jour !
Les premières lueurs nous
confirment que nous sommes encore dans le port de Valparaiso ! Nous avons
en vis-à-vis, à quelques mètres, des énormes containers qui seront
chargés sur
des camions qui se succèdent à une allure infernale ! Mais comment
savent-ils quel container prendre et où le décharger ? Cela reste pour moi
la grande question ! Je reste un moment au balcon intriguée par cette
valse incessante ! Et puis je décide de monter au pont 11 pour
photographier la ville, la lumière est meilleure ce matin. Les façades colorées
ressortent mieux, je crois pouvoir faire de belles photos !
L’ambiance sur le bateau est
différente ; de nouveaux croisiéristes sont arrivés et cherchent leurs
marques, ils vont vite s’y faire ; je retrouve grâce à eux les hésitations
des premiers jours et l’accueil de l’équipage que je n’avais pas totalement
apprécié compte tenu du petit stress de l’installation !
Après un déjeuner pris rapidement
au self nous attendons au théâtre le moment de l’embarquement pour une
excursion intitulée « la ville de Valparaiso et les merveilles de Viña del
Mar ». Notre car nous attend, ce sera le car 26 ; notre guide plus
jeune et plus dynamique que celui d’hier nous entraînera dans les rues de
Valparaiso ; à peu de choses près ce seront les points importants que nous
avions fait hier, la taille du car sert de gabarit.
Quelques arrêts photos et
nous filons vers Viña del Mar, la station balnéaire branchée ; au passage
nous admirons l’horloge fleurie qui a été offerte à la ville par des suisses,
inutile de vous dire que cette horloge marque l’heure à la seconde près, nous
nous amusons de voir le mouvement de la trotteuse. Nous arrivons sur cette
plage de sable fin où des baigneurs courageux, l’eau est à 14 degrés, profitent
de leur mois de vacances au bord de la mer, et oui nous sommes ici en plein
été !
![]() |
| Pélicans au premier plan |
Un peu plus loin, nous observons,
de la côte très découpée, posés sur des rochers noirs des pélicans, cormorans,
aigrettes, lions de mer et phoques !
et puis oh bonheur nous assistons au
ballet des lions de mer ils sautent devant nous, ils paradent, ce spectacle fabuleux
est ponctué de cris : oui, oui, là, oh regarde, tu les vois ? Nous
sommes à nouveau des enfants devant la beauté de cette nature ! Il fait
beau, certes avec un peu de vent, mais maintenant nous sommes habitués ;
le temps passe trop vite nous devons reprendre le car, le Deliziosa nous
attend !
Une fois à bord, une annonce nous surprend ! Notre correspondant francophone parle au nom du commandant et nous apprend par haut-parleur qu’à cause d’un problème technique nous ne partirons pas ce soir, nous aurons plus d’informations demain matin ; ceci ne remettant pas en cause la sécurité du bateau ni de ses passagers. Les imaginations travaillent, chacun y va de son interprétation, c’est un vrai festival. Confiante dans la décision du commandant, et aussi par les arguments de Michel, je m’amuse de la situation !
Un peu de lecture sur le balcon qui
a retrouvé son soleil, et puis l’heure du spectacle arrive, ce soir ce sera un
concert classique. Aldo Nicolini, un de nos deux pianistes à bord, nous
enchantera durant trois quart d’heure avec Mozart, Chopin, Beethoven et
surprise pour moi une œuvre d’E. Moricone que je ne connaissais qu’à travers
ses musiques de film ; de retour en France je chercherai plus de
détails !
Michel a préféré rester en cabine,
c’est donc seule que j’irai partager le dîner avec nos amis !
Je rentre « chez nous » à
pas de loup, et depuis le balcon la vue est très limitée : en vis-à-vis il
n’y a que des hauteurs de containers, et par-dessus au loin la ville
éclairée !
Je m’endors en espérant que le Deliziosa pourra partir
demain, car prendre du retard remettrait peut-être en cause notre escale à
l’Ile de Pâques ! Et cela ce n’est pas concevable, nous rêvons de ce
débarquement au milieu des Moaïs depuis si longtemps !







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