Le commandant a vogué lentement. Il a rejoint le
canal de Beagle en cheminant entre les îles Lennox et Nueva, l’a suivi vers
l’ouest jusqu’à la Baie d’Ushuaia.
Je me réveille quand nous entrons dans la baie.
Emerveillement devant les montagnes qui nous entourent, couronnées de
neiges éternelles, éblouissantes dans le soleil levant.
Les toits colorés de la
ville, les couleurs claires
des maisons, la mosaïque des bateaux de toute sorte
dans le port.Je me réveille quand nous entrons dans la baie.
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| Entrée dans la baie d'Ushuaïa |
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| Port d'Ushuaïa |
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| La ville et ses couleurs |
Nous sommes à Ushuaia. Il fait beau. Nous sommes sur
le balcon à prendre des photos et l’air n’est pas froid.
L’excursion d’aujourd’hui est en après-midi. Nous
profitons de la matinée pour découvrir le centre-ville à pied. Cartes postales,
poste, magasins de pierres taillées. Ici, la Rose des Incas est incontournable.
Son nom savant est rhodochrosite. C’est une pierre semi-précieuse qui ressemble
à du marbre rose légèrement veiné. Marie s’achète un beau bracelet et des
boucles d’oreille. Couleur de sa peau. Ça lui va bien.
La ville a grandi en 25 ans, sous la volonté du
gouvernement argentin, afin de marquer la présence argentine à la frontière
Chilienne. Le moteur de sa croissance est l’absence de taxes. C’est un port
franc. Comme Hambourg.
On se croirait dans une station de sports d’hiver.
Même style de maisons au toit pentu, couleurs, magasins bien tenus, et
montagnes au bout de la rue. Mais nous sommes au bord de l’océan. Le canal de
Beagle relie l’Atlantique et le Pacifique, c’est un long passage d’eau salée.
Je me sens bien dans la ville, l’atmosphère y est
détendue.
L’après-midi, belle promenade en car dans le parc
naturel de la Terre de Feu. Pour notre guide et pour notre chauffeur, c’est la
canicule. Plus de 20 degrés, pensez-donc !
C’est la plus chaude journée de l’année. Il n’a pas fait aussi chaud de tout
2014. Le chauffeur ne sait pas régler l’air conditionné. Il ne se sert que du
chauffage, habituellement.
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| Cygnes à col noir |
Rencontre avec un renard doré, des cygnes à col
noir, des oiseaux inconnus. Ici pas de gros animaux, le renard est au sommet de
la pyramide.
Pas de serpents, pas de lézards, pas de fourmis. Il fait trop
froid en hiver. Mais des castors, introduits maladroitement à l’époque du
bagne, dont les barrages, et les inondations qu’ils provoquent, détruisent les
arbres. Ils prolifèrent.
Leurs seuls prédateurs sont les gardes forestiers, qui peinent à les contenir.
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| Renard doré, devant notre petit bus |
Leurs seuls prédateurs sont les gardes forestiers, qui peinent à les contenir.
Dans cette immense forêt de faux hêtres, de petits
lacs occupent le fond d’anciennes vallées glacières.
Tous plus beaux, plus purs les uns que les autres. Des promeneurs, quelques campeurs, un restaurant ; bref, un joli site de week-end en famille.
Tous plus beaux, plus purs les uns que les autres. Des promeneurs, quelques campeurs, un restaurant ; bref, un joli site de week-end en famille.
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| Terminus de la N3 (17 848 km depuis l'Alaska) |
Ce parc est le terminus de la plus longue route
d’Amérique, la transaméricaine qui relie l’Alaska à la Terre de Feu : 17848 km. Les derniers kilomètres de la Nationale 3 sont une simple piste. Nous
en parcourons les derniers mètres à pied.
Retour par la même route. Dîner : partage de
nos impressions. Plaisir.










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