Ce blog parle de notre voyage autour du monde austral du 7 janvier au 30 avril 2015.
Nous sommes heureux de vous y faire partager nos préparatifs, nos récits et nos photos.
A lire de préférence en partant de la date la plus ancienne, pour garder le fil.
NOUVEAU : Plein de photos et des cartes ajoutées progressivement aux pages d'origine.
(16/10/2018 : jusqu'à Moorea).

mercredi 4 février 2015

Ushuaia - premier jour

Le commandant a vogué lentement. Il a rejoint le canal de Beagle en cheminant entre les îles Lennox et Nueva, l’a suivi vers l’ouest jusqu’à la Baie d’Ushuaia. 
Je me réveille quand nous entrons dans la baie. 
Entrée dans la baie d'Ushuaïa
Emerveillement devant les montagnes qui nous entourent, couronnées de neiges éternelles, éblouissantes dans le soleil levant. 
Port d'Ushuaïa
Les toits colorés de la ville, les couleurs claires
des maisons, la mosaïque des bateaux de toute sorte dans le port.
La ville et ses couleurs
C’est comme un paradis jailli de la nature brutale. J’aime la montagne. Je ne l’avais jamais vu se refléter dans la mer.
Nous sommes à Ushuaia. Il fait beau. Nous sommes sur le balcon à prendre des photos et l’air n’est pas froid.
L’excursion d’aujourd’hui est en après-midi. Nous profitons de la matinée pour découvrir le centre-ville à pied. Cartes postales, poste, magasins de pierres taillées. Ici, la Rose des Incas est incontournable. Son nom savant est rhodochrosite. C’est une pierre semi-précieuse qui ressemble à du marbre rose légèrement veiné. Marie s’achète un beau bracelet et des boucles d’oreille. Couleur de sa peau. Ça lui va bien.
La ville a grandi en 25 ans, sous la volonté du gouvernement argentin, afin de marquer la présence argentine à la frontière Chilienne. Le moteur de sa croissance est l’absence de taxes. C’est un port franc. Comme Hambourg.
On se croirait dans une station de sports d’hiver. Même style de maisons au toit pentu, couleurs, magasins bien tenus, et montagnes au bout de la rue. Mais nous sommes au bord de l’océan. Le canal de Beagle relie l’Atlantique et le Pacifique, c’est un long passage d’eau salée.
Je me sens bien dans la ville, l’atmosphère y est détendue.

L’après-midi, belle promenade en car dans le parc naturel de la Terre de Feu. Pour notre guide et pour notre chauffeur, c’est la canicule.  Plus de 20 degrés, pensez-donc ! C’est la plus chaude journée de l’année. Il n’a pas fait aussi chaud de tout 2014. Le chauffeur ne sait pas régler l’air conditionné. Il ne se sert que du chauffage, habituellement.
Cygnes à col noir
Rencontre avec un renard doré, des cygnes à col noir, des oiseaux inconnus. Ici pas de gros animaux, le renard est au sommet de la pyramide. 
Renard doré, devant notre petit bus
Pas de serpents, pas de lézards, pas de fourmis. Il fait trop froid en hiver. Mais des castors, introduits maladroitement à l’époque du bagne, dont les barrages, et les inondations qu’ils provoquent, détruisent les arbres. Ils prolifèrent. 
Leurs seuls prédateurs sont les gardes forestiers, qui peinent à les contenir.
Dans cette immense forêt de faux hêtres, de petits lacs occupent le fond d’anciennes vallées glacières. 
Tous plus beaux, plus purs les uns que les autres. Des promeneurs, quelques campeurs, un restaurant ; bref, un joli site de week-end en famille.


Terminus de la N3 (17 848 km depuis l'Alaska)
Ce parc est le terminus de la plus longue route d’Amérique, la transaméricaine qui relie l’Alaska à la Terre de Feu : 17848 km. Les derniers kilomètres de la Nationale 3 sont une simple piste. Nous en parcourons les derniers mètres à pied.
Retour par la même route. Dîner : partage de nos impressions. Plaisir.

Baie d'Ushuaïa au clair de lune
Demain, nous nous levons plus tôt pour une promenade en catamaran sur le canal de Beagle.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire