Ce blog parle de notre voyage autour du monde austral du 7 janvier au 30 avril 2015.
Nous sommes heureux de vous y faire partager nos préparatifs, nos récits et nos photos.
A lire de préférence en partant de la date la plus ancienne, pour garder le fil.
NOUVEAU : Plein de photos et des cartes ajoutées progressivement aux pages d'origine.
(16/10/2018 : jusqu'à Moorea).

dimanche 1 février 2015

La péninsule Valdés

Sur la côte argentine, à mi-chemin entre Buenos Aires et Ushuaïa, rattachée à la pampa par un cordon de terre se trouve un coin de paradis pour les animaux. Il s’appelle la péninsule Valdès.
Interdit aux voitures particulières, interdit d’y camper, interdit aux énormes cars de touristes ; interdit d’approcher les animaux sauvages, interdit de pécher, interdit de chasser. Une seule ville de 500 habitants, les 200 autres répartis dans les fermes. 
Guidés par une naturaliste, au cours d’un périple de 400 km, la plupart du temps sur des pistes, nous apercevons des lièvres de Patagonie en famille, une famille de Camara huppés, des guanacos, des autruches, des pingouins de Magellan, des éléphants de mer, des lions de mer, des phoques,
Jeune éléphant de mer (famille des phoques)
des cormorans noirs, un pétrel géant ; des chevaux et des moutons d’élevage.
Lion de mer et sa famille
Jeune manchot de Magellan












Ce n’est pas la saison où les baleines et les orques fréquentent ces eaux pour se reproduire. Nous n’en verrons donc pas. Il faudrait venir en septembre pour les voir par centaines.

L’Argentine s’enorgueillit à juste titre de la qualité de ses études sur les animaux en difficulté. Ses chercheurs comme ses étudiants sont de très bon niveau.
J’aime ces kilomètres que nous parcourons à travers un paysage absolument monotone. Je prends conscience de ce qu’est la pampa. Ce gigantesque désert argentin où il ne pleut presque pas, alimenté en eau douce par les seuls fleuves qui descendent des Andes. Dans ce désert, des animaux survivent, des hommes aussi. Mais à quel prix ! Un peu de calcul : sachant qu’il faut dans ces territoires 3 hectares pour nourrir un seul mouton, et qu’une famille de trois personnes ne peut pas vivre si elle ne possède pas au moins 2700 moutons (vente de viande, vente de la laine), combien d’hectares au minimum doit avoir une ferme ? Si vous avez trouvé 7 100 ha ce n’est pas une erreur. A titre de comparaison, à Lubilhac (43100) une ferme faisait en moyenne 30 ha. Dans le Charollais on engraisse un bœuf par hectare (et non un tiers de mouton).
Les moutons sont enfermés dans des enclos carrés de plusieurs hectares et déplacés régulièrement d’un enclos vers l’autre pour préserver la terre. Toute la propriété est donc quadrillée de fil de fer barbelé.


Lièvre de Patagonie (chers à J. Lanzmann)
Tinamou élégant (sorte de Perdrix d'Argentine)

Choique ou Nandou de Darwin (60 km/h)

Guanaco sauvage

Je pourrais maintenant vous parler de la laine de qualité inégalable du guanaco, sorte de lama, si agressif et si indomptable qu’on le laisse à sa vie sauvage avec sa belle laine sur le dos. Quelques uns sont malgré tout élevés dans quelques fermes, mais c'est encore l'exception. 

Je pourrais vous parler des pingouins que les français appellent ici manchots (les français sont les seuls à faire cette différence), les pingouins de Magellan ont deux bandes noires sous le cou et les yeux maquillés de rose, les empereurs sont bien plus grands… Les lions de mer de 600 kg font parfois jusqu’à 400 km en mer pour se gaver avant la reproduction… 
Je pourrais, mais la place manquerait ici. Que de découvertes qui donnent envie d’en savoir un peu plus.

Et maintenant, plein sud pour la Terre de Feu.
Coucher de soleil sur la péninsule Valdès

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire