Ce blog parle de notre voyage autour du monde austral du 7 janvier au 30 avril 2015.
Nous sommes heureux de vous y faire partager nos préparatifs, nos récits et nos photos.
A lire de préférence en partant de la date la plus ancienne, pour garder le fil.
NOUVEAU : Plein de photos et des cartes ajoutées progressivement aux pages d'origine.
(16/10/2018 : jusqu'à Moorea).

dimanche 8 février 2015

Punta Arenas - Détroit de Magellan

Dimanche 8 février
-          « Mesdames, Messieurs, votre attention s’il vous plait, votre attention s’il vous plait, c’est Frédéric, votre hôte francophone qui vous parle au nom du commandant de ce navire. En raison des mauvaises conditions météorologiques sur la baie de Punta Arenas, toutes les liaisons en chaloupe sont interrompues jusqu’à nouvel ordre à l’exception du retour au bateau des personnes déjà à terre. Toutes les excursions sont annulées et vous serez remboursés dans la journée. ».
Ça tombe bien, vu le vent qui souffle et le mouvement des chaloupes, nous n’avions pas trop envie de sortir ce matin. Il y a des pages de blog en retard, et des monceaux de photos à trier.
Les vagues se brisent sur les jetées
L’après-midi, Marie profite de l’accalmie relative et de la reprise des navettes pour aller au port chercher des cartes postales. Le dimanche, la boutique du port n’a pas pu se rapprovisionner, les présentoirs sont vides. Marie aura pris l’air, et fait une partie de manège gratuit : les chaloupes tanguent et roulent à l’envie.



Elle est ravie de ne pas avoir eu le mal de mer.


Juste après le contrôle d'accès, retour au chaud
L’accostage au navire se passe bien, mais les amarres sont assez lâches : il faut faire, au bon moment, un grand pas au-dessus de l’eau pour sortir du bateau. Mais tout se passe bien pour les voyageurs, bien soutenus par les marins costauds.







Cathédrale

Nous ne verrons pas en détail les monuments aperçus hier.
La Cathédrale, le musée,


















Maison Sarah Braun
La Maison Sara Braun, le cimetière.
Vers 18 h 45, nous levons l’ancre. Un vent de 50 km/h balaie le pont supérieur. Dès que le bateau prend de la vitesse, il devient très difficile de s’y déplacer. Je découvre que mon poids m’aide à bien tenir, mais quand je marche d’un bord à l’autre, le vent me fait des crocs-en-jambe en poussant ma jambe arrière derrière l’autre. Amusante observation. Je ne reste pas longtemps dans le vent glacial, mais j’aime assister aux départs. J’aime quitter un port, comme j’aime entrer dans un autre. La promesse d’un voyage, et celle de la découverte d’une nouvelle région du monde.








Statue de Magellan

Ce départ est, pour moi, un peu plus qu’un autre, nous sommes enfin, pour quelques heures sur les traces exactes de Magellan, en 1520. Il est entré dans ce détroit au Cap des Vierges le 10 octobre 1520, et ressorti dans le Pacifique le 28 novembre. Sa statue a été dressée dans le centre de la ville 400 ans plus tard.













Dans la nuit, nous sortirons nous aussi dans le Pacifique, puis nous prendrons au nord la direction des fjords qui descendent de la calotte glaciaire la plus importante d’Amérique, la troisième du monde par sa surface, après l’Antarctique et le Groenland : le Campo de Hielo Sur, le Champ de Glace du Sud, grand comme deux fois la Corse.

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