Ce blog parle de notre voyage autour du monde austral du 7 janvier au 30 avril 2015.
Nous sommes heureux de vous y faire partager nos préparatifs, nos récits et nos photos.
A lire de préférence en partant de la date la plus ancienne, pour garder le fil.
NOUVEAU : Plein de photos et des cartes ajoutées progressivement aux pages d'origine.
(16/10/2018 : jusqu'à Moorea).

samedi 7 février 2015

Punta Arenas - Le golf d'Otway

Samedi 7 février
Le bateau se balance doucement dans le vent. Il est à l’ancre dans la baie de Punta Arenas. Le soleil est levé depuis longtemps quand nous tirons les rideaux. Notre excursion d’aujourd’hui part assez tard, nous ne sommes pas pressés. 
Nous débarquons en chaloupe. La baie est agitée. Le vent souffle fort. Il parait qu’il souffle tous les jours, ici.
Punta Arenas, Sandy Point en anglais, était un port important, à l'abris en plein milieu du long détroit de Gibraltar. Aujourd’hui la ville vit du tourisme et de l’agriculture.
Notre excursion nous emmène au bord de la Baie d’Otway, à 40 km, à la rencontre d’une importante colonie de Pingouins Magellan. Comme toujours, j’aime ces longs parcours à travers la campagne. Il n’y a rien de tel pour découvrir les racines du pays, de quoi il vit et dans quelles conditions. Ici, les terres sont balayées par le vent toute l’année, il pleut 200 jours par ans et les températures oscillent entre zéro en hiver et dix degrés en été. Très rarement moins, très rarement plus, le climat est régulé par l’eau du détroit et des nombreuses baies et fjords.

Nous voyons en chemin des moutons, des vaches, des lamas, des guanacos, des oiseaux que je ne connais pas, grosses perdrix à aigrettes déjà vues dont il faudra chercher longtemps le nom - Tinamou élégant (NDLA, 2018) - dans les livres, et bientôt des pingouins.
La colonie est désormais très bien protégée des dégradations des touristes et elle se repeuple. En cette saison les pingouins partent en mer tôt le matin pour revenir le soir. Nous ne voyons qu’une toute petite partie des adultes, et les plus jeunes, qui ont déjà leur plumage définitif mais s’aventurent encore peu dans l’eau.
Le vent fort et froid nous oblige à laisser la place, plus vite que nous ne l’aurions aimé, aux groupes suivants qui se succèdent sans arrêt. 
La lande est riche et variée. 
Marie fait de belles photos en couleur.


Les pingouins Magellan font leur nid loin dans les terres et creusent des terriers pour y abriter leurs deux œufs. Nous voyons quelques couples traverser la lande pour aller à la mer. 
Amusants.
Notre bateau, ancré au centre de la baie, paraît minuscule dans l'immensité du détroit
Sur le chemin du retour nous nous arrêtons à un belvédère où nous découvrons la ville et ses toitures en aluminium coloré, c’est la meilleure solution pour résister à l’air marin et à des vents qui atteignent parfois les 170 km/h.
Marchand de souvenirs devant son stand
Il nous reste un moment pour une promenade à pied en ville.
Horloge astronomique du port

Nom prédestiné ?
Le moteur droit de la chaloupe qui nous ramène au bateau tombe en panne.
Le pilote se concerte avec l'autre chaloupe sur la cause de la panne
On rejoint le bateau sur un seul moteur et les passagers applaudissent la dextérité du pilote, qui, après une première tentative avortée, réussit un accostage très correct, malgré le vent.

Demain, nous aurons quartier libre en ville.

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