Samedi 7 février
Le bateau se balance doucement dans
le vent. Il est à l’ancre dans la baie de Punta Arenas. Le soleil est levé
depuis longtemps quand nous tirons les rideaux. Notre excursion d’aujourd’hui
part assez tard, nous ne sommes pas pressés.
Nous débarquons en chaloupe. La
baie est agitée. Le vent souffle fort. Il parait qu’il souffle tous les jours,
ici.
Punta Arenas, Sandy Point en
anglais, était un port important, à l'abris en plein milieu du long détroit de Gibraltar. Aujourd’hui la ville
vit du tourisme et de l’agriculture.
Notre excursion nous emmène au bord
de la Baie d’Otway, à 40 km, à la rencontre d’une importante colonie de
Pingouins Magellan. Comme toujours, j’aime ces longs parcours à travers la
campagne. Il n’y a rien de tel pour découvrir les racines du pays, de quoi il
vit et dans quelles conditions. Ici, les terres sont balayées par le vent toute
l’année, il pleut 200 jours par ans et les températures oscillent entre zéro en
hiver et dix degrés en été. Très rarement moins, très rarement plus, le climat est
régulé par l’eau du détroit et des nombreuses baies et fjords.
Nous voyons en chemin des moutons,
des vaches, des lamas, des guanacos, des oiseaux que je ne connais pas, grosses
perdrix à aigrettes déjà vues dont il faudra chercher longtemps le nom - Tinamou élégant (NDLA, 2018) - dans les livres, et bientôt des pingouins.
La colonie est désormais très bien
protégée des dégradations des touristes et elle se repeuple. En cette saison
les pingouins partent en mer tôt le matin pour revenir le soir. Nous ne voyons
qu’une toute petite partie des adultes, et les plus jeunes, qui ont déjà leur
plumage définitif mais s’aventurent encore peu dans l’eau.
Le vent fort et froid nous oblige à
laisser la place, plus vite que nous ne l’aurions aimé, aux groupes suivants
qui se succèdent sans arrêt.
Marie fait de belles
photos en couleur.
Les pingouins Magellan font leur
nid loin dans les terres et creusent des terriers pour y abriter leurs deux
œufs. Nous voyons quelques couples traverser la lande pour aller à la mer.
Amusants.
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| Notre bateau, ancré au centre de la baie, paraît minuscule dans l'immensité du détroit |
Sur le chemin du retour nous nous
arrêtons à un belvédère où nous découvrons la ville et ses toitures en
aluminium coloré, c’est la meilleure solution pour résister à l’air marin et à
des vents qui atteignent parfois les 170 km/h.
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| Marchand de souvenirs devant son stand |
Il nous reste un moment pour une promenade à pied en ville.
Le moteur droit de la chaloupe qui
nous ramène au bateau tombe en panne.
On rejoint le bateau sur un seul moteur et les passagers applaudissent la dextérité du pilote, qui, après une première tentative avortée, réussit un accostage très correct, malgré
le vent.
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| Horloge astronomique du port |
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| Nom prédestiné ? |
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| Le pilote se concerte avec l'autre chaloupe sur la cause de la panne |
Demain, nous aurons quartier libre
en ville.









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