Ce blog parle de notre voyage autour du monde austral du 7 janvier au 30 avril 2015.
Nous sommes heureux de vous y faire partager nos préparatifs, nos récits et nos photos.
A lire de préférence en partant de la date la plus ancienne, pour garder le fil.
NOUVEAU : Plein de photos et des cartes ajoutées progressivement aux pages d'origine.
(16/10/2018 : jusqu'à Moorea).

jeudi 5 février 2015

Ushuaia - Les glaciers du Chili

Une douce musique me réveille : heureusement, Marie avait mis son réveil. Il est six heures. Ce matin, nous avons une excursion sur l’eau.
Ce n’est plus la canicule. Il fait 7°C ce matin. Sur le catamaran, il faudra compter avec le vent. Nous nous habillons chaudement ; une couche de vêtement près du corps pour le confort et l’absorption de la sueur, une couche pour isoler du froid en emprisonnant le plus d’air possible, sans qu’il puisse circuler, de la laine par exemple, enfin une couche étanche  qui isole du vent et de la pluie éventuelle.
Départ 7 heures. L’embarcadère du catamaran est sur la même jetée que le Deliziosa. Nous y allons à pied. Ce catamaran est une grosse vedette qui emporte une cinquantaine de personnes, sur deux niveaux. Michel M. est monté parmi les premiers, je le suis de près et nous nous décidons pour la première rangée de siège derrière le pare-brise. Ce sera un bon observatoire à l’abri du vent pendant les quatre heures de navigation.


Cormorans impériaux
Premier objectif l’île aux cormorans. Je n’en ai jamais vu autant. Ces oiseaux sont superbes. Ils ont fière allure, un maintien noble, et une belle robe. Noirs sur le dos, blancs sur une partie du cou et de l’abdomen, on pourrait presque les confondre avec des pingouins, mais quand ils ouvrent leurs ailes, on voit bien qu’ils ne jouent pas dans la même division. Ils volent, un peu comme des canards, avec des battements d’aile rapides, et plongent sur leurs proies avec une vitesse impressionnante. Puis il leur faut revenir au nid et sécher leurs ailes, car elles ne sont pas graissées et ne repoussent pas l’eau, entraînant par le fond celui qui retournerait à la pêche avec le plumage mouillé. 
Le bateau s’approche de l’île et les effluves de cette colonie, nous arrivent. Ça change de la douce brise marine.
Lion de mer mâle
La prochaine est l’île aux lions de mer.C’est comme un très gros phoque, mais le lion de mer, lui, est de la famille des otaries et marche avec quatre pattes (si on peut appeler ça des pattes !) au lieu de ramper, et il a des petites oreilles extérieures.
Lionceau
Maman lionne et deux petits
Le mâle a une crinière de lion, le lionceau un corps tous lisse et bleuté.Le spectacle est magnifique. Des mâles se reposent après leur longue pêche, parfois à des centaines de kilomètres.
L’île suivante est celle du phare des Eclaireurs. Il marque l’emplacement d’une île en plein milieu du canal de Beagle et prévient les marins de l’approche d’Ushuaia. C’est une des images symboles de la ville. Elle est peuplée de cormorans. Encore quelques photos.
Cormoran avec un poisson dans le bec pour sa progéniture



Enfin, arrive l’île attendue, celle des manchots. Je vous livre quelques photos. 
Sans commentaires. 



Bébé dans sa première fourrure
Beau spectacle, on a envie de leur prêter des sentiments humains, tellement leurs attitudes nous rappellent les nôtres. Les plus beaux moments ont une fin.
Retour au bateau.
 On appareille vers 16 heures pour avoir le temps de profiter, avant la nuit, des glaciers qui dominent les flancs du canal de Beagle, en direction de l’ouest, du Pacifique. 
Calme et puissance de la montagne, langues de glaciers qui descendent jusqu’à fondre dans la mer, bleu de la glace fracturée en séracs fragiles, blanc des reflets du soleil, brun des moraines arrachées aux rochers. 
Glacier Olandia
Glacier Italia
Froid de la couleur de l’eau douce qui refuse de se mêler à l’autre, différence des vagues, le regard glisse sans cesse des sommets à l’eau profonde, de la montagne à la mer, de la glace aux cascades. Bruit des chutes d’eau, balancement du navire, danse des ombres du soleil couchant, comment se détacher de ces parois abruptes, des silhouettes des sommets, du sillage que nous laissons derrière nous, sur cette route qui remplace sans cesse une image par une autre, plus belle ?
Glacier Italia, mur de glace qui s'éffondre. Altitude 0 m.
De peur que nous ne soyons pas tous aux fenêtres ou aux balcons, le commandant actionne la corne de brume en face du glacier Hollande, du glacier Italie, du glacier France, du glacier Allemagne, du glacier Romanche. 
Glacier Francia
Glacier Alemania
Glacier Romanche
Le ciel et l'horizon se dégagent avec l'élargissement du canal, les derniers rayons du soleil nous ravissent.
Dernière photo avant la nuit. Glacier sans nom sous le Mont Darwin caché dans les nuages
Nous arrivons en retard au restaurant. Il fallait bien voir tous ces glaciers. La nuit nous conduira à l’embouchure ouest du canal de Beagle. Je m’endors en faisant confiance à l’équipage et au navire. Le canal semble étroit, mais il ne fait jamais moins de 5 km de large.

1 commentaire:

  1. grâce à la précision du texte et malgré la distance nous voyageons avec tous nos sens! quel plaisir. Merci et continuez de nous émerveiller. Et quand nous avons une ou deux journées de décalages nous sommes déçus... LP

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